L'ORDRE DU SAINT-ESPRIT ET SES GRANDS OFFICIERS
(Fragments inédits de Saint-Simon.)
Nous donnons dans cet appendice : 1° Le préambule de Remarques considérables de Saint-Simon dont il n'a pas été question jusqu'ici, mais qui représentent une première rédaction de la digression qui occupe les pages 171-217 du présent volume; 2° plusieurs fragments des Légères notions souvent employées et citées déjà, fragments se rapportant aux divers personnages que Saint-Simon nomme ici comme grands officiers de l'Ordre, ou à diverses parties du sujet qu'il traite ; 3° un fragment sur les changements apportés aux statuts primitifs; 4° d'autres Remarques qui ne font pas double emploi avec le n° 1, et qui renferment des détails qu'on ne trouve pas ailleurs ; 5° une note sur la manière de porter l'Ordre.
Tous ces fragments sont tirés du volume 34 de ses Papiers, aujourd'hui France 189, qui n'a point été compris dans la publication des Écrits inédits malgré son importance, peut-être à cause de son énorme étendue. La partie que nous reproduisons des premières Remarques est ce qu'elles offrent de plus intéressant; les derniers paragraphes expliquent ce qu'était ce travail et à quel point de vue Saint-Simon l'avait entrepris après la promotion de décembre 1735, entre 1738 et 1740, mais certainement avant de se mettre aux Légères notions. L'original autographe paraît n'avoir pas subsisté ; mais la copie faite par l'un des secrétaires de Saint-Simon est excellente. Elle n'occupe pas moins de vingt-sept feuillets, presque la valeur d'un volume moderne de dimensions moyennes.
Remarques sur l'ordre du Saint-Esprit institué par Henri III à la fin de 1.%7RX.
à la fin de 1578 *
« Deux choses engagèrent Henri III à établir un nouvel ordre, outre son goût pour les cérémonies et les pompes. La première fut la prodigieuse multiplication de l'ordre de Saint-Michel et son entière décadence par l'indignité des sujets qui y étoicnt admis ; la seconde, la nécessité où il se crut de s'attirer beaucoup de gens considérables par l'espérance, et de se faire plus de créatures, et celle de paroître bon et zélé catholique. L'événement le trompa sur tous ces points, et