Portent, au manuscrit. — 2. 1668, au manuscrit
devenus depuis, et, à la fin de chaque règne, les grands officiers, et le total. Sur quoi il faut prendre garde que les mêmes seront quelquefois répétés plus d'une fois dans les diverses classes ou colonnes : à quoi on ne doit pas avoir égard pour le total juste des chevaliers de chaque, promotion et de chaque règne. On ajoutera en dernière colonne les gens dont la postérité de même maison ont eu depuis des rangs ou des distinctions, ou même des prétentions; et, à la fin de chaque règne, on fera le total de chaque colonne, et enfin le véritable total.
« On ne marquera point d'autres officiers de la couronne, pour le rang, autres que maréchaux de France, parce que ceux qui les précèdent ont été possédés, depuis que l'ordre du Saint-Esprit existe, par des personnages par eux-mêmes de rang supérieur à ces offices, et que ceux qui les suivent n'on eu ni pu prétendre plus que cela en obtenant celui de maréchal de France.... »
Grands officiers1.
« Le chancelier de Cheyerny2, Philippe Hurault, qui se voit mieux ci-devant, aux Chanceliers3. Il l'étoit, après le cardinal de Lorraine, de l'ordre de Saint-Michel, et, comme les preuves de l'ordre du Saint- Esprit sont des plus minces, il se piqua de vouloir les faire, et, depuis, les chanceliers de l'Ordre ses successeurs y sont demeurés obligés. Son office de chancelier de France valut de grandes distinctions aux chanceliers de l'ordre du Saint-Esprit :
« Le vêtement tout pareil à celui des chevaliers, excepté le collier d'or émaillé, encore avec celte excuse, énoncée dans les Statuts, que le collier n'est pas convenable aux personnes de robe longue ; mais ils l'ont brodé autour de leur manteau et mantelet, tout comme les chevaliers :
« D'être assis et couvert vis-à-vis du Roi, au bas bout de la table du chapitre, et d'y rapporter et opiner de la sorte, tandis que tous les autres grands officiers y sont debout et découverts autour de lui, et sans voix ;
« De manger à la dernière place des chevaliers en réfectoire avec le Roi, aux jours des cérémonies de l'Ordre, tandis que les autres grands officiers mangent avec les petits officiers dans une chambre séparée. Ces autres grands officiers, s'étant toujours trouvés des personnages fort autorisés par leurs places et leur crédit, mais n'ayant pu se faire admettre comme le chancelier, ont au moins fait abolir peu à peu ces repas de cérémonie, et fait en sorte que les Rois ne se sont plus assis