Ci-dessus, p. 171 et suivantes
2. Vol. France 189, Légères notions des commandeurs, chevaliers et grands officiers de l'ordre du Saint-Esprit, fol. 67. Voyez ci-dessus, p. 178-185.
3. C'est plus loin, au contraire (fol. 80 v°), qu'il est revenu sur ce chancelier : ci-après, p. 460.
ni couverts aux chapitres, qui se tiennent en foule, sans ordre et sans rang, depuis la première promotion exclusivement de Louis XIV, aux Grands-Augustins, à Paris ;
« D'entrer en carrosse dans la cour intérieure de tous les palais que le Roi n'habite pas actuellement, même la Reine y étant présente : c'est un genre d'honneur que nul autre ne partage avec lui ;
« De tenir chez lui les assemblées pour les comptes et autres affaires de l'Ordre, où les commissaires, cardinaux, prélats, ducs, princes et autres, sont obligés de se trouver, et lui chez aucun ;
« De proposer au Roi les commissaires pour l'année, et d'indiquer les assemblées chez lui, lorsqu'il en est besoin.
« M. de Cheverny fut chancelier en 1583, et mourut le 30 juillet 1599.
Prévôts et grands maîtres des cérémonies.
« M. de Rhodes1, Guillaume Pot, homme de grande qualité, et dont un ancêtre Pot eut la Toison à la première promotion de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, instituteur de cet ordre, étoit grand maître des cérémonies de France, charge qu'Henri III venoit d'ériger pour lui. Ce prince lui donna le choix de cette charge de l'Ordre, ou d'en être chevalier. Le génie courtisan lui fit opter la charge dans la crainte que le goût du Roi pour les cérémonies ne se tournât plus vers les nouvelles de l'Ordre, et qu'il n'en fût d'autant reculé par celui qui en auroit la charge ; mais il voulut faire les preuves comme les chevaliers, et je ne sais pourquoi pour un homme de sa naissance. C'est ce qui y a obligé depuis tous ses successeurs. Il mourut en 1603. Son manteau de l'Ordre est plus chargé de flammes que ceux du grand trésorier et du greffier, qui, entre eux deux, sont tout semblables et pareils.
Grands trésoriers.
« M. de Villeroy2, secrétaire d'État, qui se verra mieux ci-après aux Duchés-pairies, titre de Villeroy3. Sa femme, qui le fit secrétaire d'État, étoit l'Aubespine. Il mourut à Rouen, pendant l'assemblée des Notables, 12 novembre 1617, à soixante-quinze ans. Il fut grand-père du premier maréchal-duc de Villeroy, au titre duquel on verra, aux Duchés-pairies, sa maison, puisqu'elle l'est devenue.
« M. de Beaulieu*, Martin Ruzé, seigneur de Beaulieu et de Longjumeau et de Chilly, étoit fils de Guillaume, receveur général des