Ci-dessus, p. 185. — 2. Ci-dessus, p. 190, 193, etc
3. Il n'a pas conduit jusque-là les Duchés-pairies existants.
A. Ci-dessus, p. 197. L'Histoire généalogique, tome IX, p. 320, n'avait consacré que neuf lignes à ce trésorier; Saint-Simon s'est servi du livre de Fauvelet du Toc, l'Histoire et origine des secrétaires d'État (1668), qui figure sous le numéro 854 dans le catalogue de sa bibliothèque, et où se trouve, p. 169-174, la notice de M. de Beaulieu. Il avait primitivement
finances en Touraine, et de Marie Testu. Son frère aîné, qui s'étoit fait prêtre et docteur de la maison de Navarre, fut confesseur de Charles IX et d'Henri III, qui le nomma à l'évêché de Saint-Malo, et, incontinent après, à celui d'Angers, dont il préféra la résidence à son dangereux emploi, et où il se fit généralement aimer et respecter. Il se trouva au concile de. Tours, 45851, dont il fit imprimer la profession de foi en françois. Il fut estimé de savants de son temps, et mourut en 1587, à Paris, où les affaires de son diocèse l'avoient amené. Il peut avoir mis son frère en train de la fortune qu'il fit.
« Celui-ci fut secrétaire d'Henri III2 et le suivit en Pologne, qui, à son retour, le fit secrétaire des finances avec entrée au Conseil, chose alors inouïe pour ces Messieurs-là. Il engagea aussi la Reine sa mère à le prendre pour secrétaire de ses commandements. Henri III, après les étranges Barricades de Paris, ayant enfin résolu de se délivrer des Guises, il éloigna le chancelier de Cheverny et MM. de Villeroy, Brûlart et Pinart, secrétaires d'État bien plus à eux qu'à lui ; il donna les sceaux à Montholon, simple avocat, mais d'une grande réputation, et les trois places de secrétaires d'État aux sieurs de Beaulieu, Revol et de Gesvres. Le sieur de Beaulieu fut fort employé le reste de ce règne, et ce fut lui qui dressa les actes qui précédèrent et suivirent la mort d'Henri III touchant ses dispositions particulières et la succession d'Henri IV à la couronne, auquel il s'attacha. Henri III, fort peu de mois avant sa mort, c'est-à-dire 10 avril 1589, qui lui avoit donné la place de M. de Villeroy dans ses affaires, lui donna aussi celle de grand trésorier de l'Ordre qu'avoit son prédécesseur.
« Il continua à servir dans sa charge sous Henri IV3, dont il obtint la survivance pour soi en la remettant en 1606 à M. de Loménie, et continua à l'exercer jusqu'à sa mort, arrivée 6 novembre 1613, à quatre-vingt-six ans.
« Il n'avoit jamais eu d'enfants de Geneviève Araby, sa femme : tellement que, en 1609, il fit un testament par lequel il donna et substitua tous ses biens à M. d'Effiat mort maréchal de France, fils de Gilbert Coiffier et de Gilberte Gautier, et petit-fils d'autre Gilbert Coiffier et de Bonne Ruzé sa sœur, à condition d'en porter le nom et les armes. Comme M. d'Effiat n'avoit qu'à y gagner, et rien à perdre, la condition s'est soutenue jusqu'à son petit-fils inclusivement, premier écuyer de Monsieur et de M. le duc d'Orléans, que nous verrons chevalier du Saint-Esprit en 1688, et mort le dernier de sa race depuis peu d'années4.
placé la notice qu'on va lire soixante-deux feuillets plus loin, à la fin du règne d'Henri IV, et, ici, il n'avait d'abord écrit que trois lignes, puis les avait biffées, avec renvoi à l'autre article.