Ci-après, p. 4G0. — 9. Le cardinal de Guise
10. L'Histoire généalogique donnait ce portrait d'après les « Mémoires pour l'histoire de France par l'Estoile, seigneur de Gland, » c'est-à-dire le Uegistre-journal de P. de l'Estoile (éd. nouvelle, tome II, p. 140).
considéré, 24 novembre 1583, à soixante-dix-sept ans1. Sa fille unique fut mariée trois fois : au maréchal de Bourdillon, Imbert de la Platière ; au marquis de Nesle, Jean de Montfort, dit de Laval, qu'elle perdit en septembre 1578; enfin, au comte d'Aubijoux, Jacques d'Amboise, tué, 20 octobre 1587, à la bataille de Coutras. Le père et le frère de ce cardinal servirent François Ier et passèrent ensuite au service de Charles V. « Ces Biragues étoientdéjà gouverneurs d'Alexandrie, et en d'autres places considérables de leur pays de Milan, avant 1420; ils ont fait plusieurs branches2.... »
Le chancelier Cheverny3.
« Le chancelier de Cheverny4, dont il nous reste d'excellents Mémoires, quoique un peu courts5 et partiaux, est un personnage6 illustre, mais si connu par là même, et qui a tant et si grandement figuré, qu'on ne fera que coter les époques principales de sa vie. A vingt-six ans, il fut7 conseiller clerc au parlement de Paris, et, huit ans après, maître des requêtes. Autres huit ans après, en 1570, il s'en défit, et fut chancelier du duc d'Anjou, depuis Henri III. Attaché aux Guises, le cardinal de Lorraine se défit en sa faveur de la charge de chancelier de l'ordre de Saint-Michel8. Birague, chancelier de France, fut son plus intime ami, et étoit créature abandonnée aux Guises9. Devenu cardinal 1578, les Guises eux-mêmes lui firent quitter les sceaux comme incompatibles avec la pourpre par la nécessité qui se pouvoit présenter de sceller des déclarations et d'autres choses contraires aux prétentions de la cour de Rome; mais, les voulant faire tomber à un autre lui-même, et fort agréable aux Guises, il fut convenu que Cheverny les auroit, et il fut fait garde des sceaux en titre10. Puis, à11 l'institution de l'ordre du Saint-Esprit dans le même temps, il en fut fait chancelier, comme l'étant déjà de Saint-Michel. Le cardinal Birague étant mort à Paris, à soixante-dix-sept ans, 24 novembre 1583,
1. Selon son épitaphe, il avait soixante-seize ans neuf mois et vingt-six jours. Son oraison funèbre, par Renaud de Beaune (ci-après, p. 465), fut imprimée. Nous avons la représentation de son monument funéraire dans les mss. Clairambault 1111, fol. 240 v°, et 1115, fol. 194; la statuede bronze qui en faisait le principal ornement est actuellement au musée du Louvre.
2. La filiation est donnée ensuite d'après V Histoire généalogique.