‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 474 sur 556 · Il a répété deux fois esté. — 7. Ainsi, au lieu de de · texte numérisé non relu

Il a répété deux fois esté. — 7. Ainsi, au lieu de de

la démission dé M. Servien en 1636, et le Roi ayant fixé la charge à deux cent mille livres, qui étoit cinquante mille livres de plus que le brevet de retenue qu'en avoit M. de Puysieulx, il persista opiniâtrement dans son refus. Il passa tout le reste de sa vie à la campagne, et y mourut en avril 16401. Il n'eut point d'enfants de la fille de M. d'Alincourt, qui mourut en 1613. Il se remaria en 1615 à la fille de M. d'Estampes-Valençay que nous verrons chevalier de l'Ordre 1619. On a vu aux Cardinaux françois, sur le cardinal de Valençay2, quelle étoit cette Mme de Puysieulx, sa faveur auprès de la Reine régente Anne d'Autriche jusqu'à sa mort, son maintien et sa considération dans le monde, et ses dépenses qui ruinèrent elle et ses enfants. Elle conserva son orgueil et son autorité toute sa vie, et dans sa famille, et dans le monde, jusqu'à sa mort en 1677, à quatre-vingts ans3. Ses enfants furent le marquis de Sillery, auquel nous reviendrons, un chevalier de Malte, et deux ecclésiastiques chargés d'abbayes, une abbesse et une fille mariée à M. de Mauny, fils du maréchal d'Estampes, mère du marquis d'Estampes capitaine des gardes de Monsieur, puis de M. le duc d'Orléans, que nous verrons chevalier de l'Ordre en 1688.... »

M. de VAnbespinc, évêque d'Orléans*.

« L'évèque d'Orléans, Gabriel de l'Aubespine5, frère aine de M. de Châteauneuf qui fut garde des sceaux à la disgrâce du garde des sceaux de Marillac, à la fin de 1630, qui fut la fameuse journée des Dupes. [On] a vu6 sa famille parmi celle des Chanceliers et gardes des sceaux de-France de Louis XIV1 , qui les lui rendit, dans sa minorité, pour peu de temps. Notre prélat8 fut évêque d'Orléans en 1604 et sacré à Rome, 28 mars de la même année, de la main du pape Clément VIII Aldobrandin9. Il tint une des premières places du clergé de France par sa doctrine et sa capacité en affaires, et l'illustra par sa piété et son assiduité à ses fonctions épiscopales. Il étoit l'âme des assemblées du clergé et de toutes les affaires de doctrine en Sorbonne et parmi les évêques. Entre plusieurs ouvrages qu'il a faits, son traité sur V Eucharistie a

1. Le 22 avril, à cinquante-sept ans. Il avait eu promesse d'être fait ducpair et chevalier des ordres pour avoir procuré la réduction de Montpellier en 1622. Voyez le Mercure de janvier 1705, p. 10-12.

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