Arch. nat., KK 600, p
dont il a tiré parole que le livre ne sera imprimé qu'avec les changements qu'il lui doit remettre entre les mains. »
Suivent, sur deux colonnes, les passages allégués de l'ouvrage et les observations auxquelles ils avaient donné lieu. Presque toutes ces dernières n'ont trait qu'à des questions de cérémonial, d'étiquette, de protocole, particulièrement aux empiétements du Saint-Siège et de ses représentants en France, aux prétentions de l'épiscopat, des princes étrangers, etc. Comme la rédaction primitive de Saint-Simon a disparu sous celle de Clairambault, ainsi que M. de Chevreuse l'avait souhaité, il serait superflu de donner cette dernière, et nous nous contenterons de renvoyer les lecteurs au brouillon du généalogiste1.
Quant à l'ouvrage lui-même, nos recherches et celles de l'obligeant M. Blanchet, conservateur adjoint à la Bibliothèque nationale, n'ont produit aucun résultat. Il se peut que le manuscrit examiné par Saint-Simon et par Clairambault n'ait pas été livré à l'impression.
Une autre question, qui tenait encore plus au cœur de Saint-Simon, celle des rangs dans l'ordre du Saint-Esprit, le mit en mouvement quelques mois plus tard. Il était question de faire une nouvelle édition des Statuts. Saint- Simon voulut essayer une tentative suprême pour que l'on revint à l'observation du texte primitif, au moins en ce qui concernait le rang des princes étrangers. Il n'en a rien dit dans les Mémoires, sauf peut-être une ou deux allusions détournées qu'on rencontrera plus tard, et ce silence se peut attribuer soit à l'insuccès complet de ses efforts, soit au secret que son ami le duc de Chevreuse eut le bon goût de lui recommander; mais Clairambault, que ses fonctions de généalogiste des ordres appelèrent à entrer clans la question, conserva la correspondance échangée à ce sujet, et il la classa dans sa collection du Saint-Esprit. Le volume où elle se trouvait appartient à une série qui a particulièrement souffert du vandalisme révolutionnaire, et il ne paraît en avoir rien subsisté; mais, heureusement pour nous, l'abbé Georgel en avait eu communication lorsqu'il préparait sa Réponse à un écrit anonyme intitulé Mémoire sur les rangs et les honneurs de la cour2 (1771), et il a donné les parties les plus importantes de la correspondance de 4703, avec l'explication historique qui suit, où l'on verra que l'abbé Georgel parle en serviteur tout dévoué de la maison de Rohan, de celles de Lorraine et de Bouillon, et des autres princes étrangers3.