Dans son procès de 1705, à Rouen
3. Il nous racontera, à l'année 1705 (éd. 1873, tome IV, p. 273), que, sur la plainte portée alors contre le premier président, les magistrats du Grand Conseil, quoique mal avec lui, ne changèrent rien au texte incriminé (l'original ne porte en effet que quelques corrections de pur style), et que l'arrêt fut encore maintenu par le conseil des dépêches, mais en laissant les voies ouvertes pour un nouveau recours au cardinal et à son neveu. En 1708 (tome V, p. 424-425), un autre arrêt du Grand Conseil, auquel Cluny avait toutes ses affaires commises, arrêt confirmé par le conseil des dépêches et par celui des finances, donnera gain de cause
Fanatiques.
Raison de ce nom.
Bàville; son caractère,
sa puissance en Languedoc.
[Add. Sl-S. 468]
Montre vel ne trouva pas les Fanatiques si aisés à réduire qu'il avoit cru1. On leur avoit donné ce nom2 parce que chaque troupe considérable de ces protestants révoltés avoient3 avec eux quelque prétendu prophète ou prophétesse, qui, d'intelligence avec les chefs, faisoient les inspirés et menoient ces gens-là où ils vouloient, avec une confiance, une obéissance et une furie inconcevable. Le Languedoc gémissoit depuis longues années sous la tyrannie de l'intendant Bâville, qui, après avoir culbuté le cardinal Bonsy, comme on le dira en son lieu4, tira toute l'autorité à lui, et qui, pour que rien ne lui en pût échapper, fît donner le commandement des armes dans toute la province à son beau-frère Broglio3, quin'avoit pas servi depuis la malheureuse campagne de Consarbrùck6, du maréchal de Créquy, où il étoit maréchal de camp7. Par ce
aux religieux contre leur abbé. Enfin, en 1710 (tome VIII, p. 56), un dernier échec amènera le cardinal à passer à l'étranger.