Ci-après, p. 141-147. — 5. Ci-dessus, p
6. Kons-Saarbrùck, presque au confluent de la Sarre et de la Moselle.
7. Défaite du 11 août 1675 : Gazette, p. 635, 636 et 638 ; Pellisson, Lettres historiques, tome II, p. 406-409 ; D. Calmet, Histoire de Lorraine, tome III, p. 727-733, et Preuves, col. dcv-dcxi ; Écrits inédits de Saint-Simon, tome VI, p. 163; lettre du duc de Hanovre, dans Sophie de Hanovre, p. 104-105; Rousset, Histoire de Louvois, tome II, p. 173-178 ; Lettres de Mme de Sévigné, tome IV, p. 48, 60, 93, 108, 112, 153, etc. C'est à cette occasion que Condé aurait dit du mare-
moyen1, le commandement et toute considération des lieutenants généraux de la province tombèrent, et tout fut réuni à Bâville, devant qui son beau-frère, d'ailleurs très incapable, ne fut qu'un petit garçon. Bâville étoit un beau génie, un esprit supérieur, très éclairé, très actif, très laborieux. G'étoit un homme rusé, artificieux, implacable, qui savoit aussi parfaitement servir ses amis et se faire des créatures ; un esprit surtout de domination, qui brisoit toute résistance, et à qui rien ne coûtoit parce qu'il n'étoit arrêté par rien sur les moyens2. Il avoit fort augmenté le produit de la province; l'invention de la capitation l'avoit beaucoup fait valoir3. Ce génie vaste, lumineux, impérieux, étoit redouté des ministres, qui ne le laissoient pas approcher de la cour, et qui, pour le retenir en Languedoc, lui laissoient toute puissance, dont il abusoit sans ménagement4. Je ne sais si Broglio et lui se voulurent faire valoir
chai : « Il ne lui manquait plus que cette disgrâce pour le rendre un des plus grands généraux de l'Europe. » Quelques jours après, Créquy rachetait sa défaite par une belle résistance dans Trêves, qui fut livrée malgré lui.
1. C'est en janvier 1689 que le comte de Broglie a reçu ce commandement : Dangeau, tome II, p. 286.
2. Villars disait de lui : « C'est un général. » Berwick l'a qualifié un « homme des plus sensés qu'il y eût en France. » Les Mémoires de Noailles le présentent (p. 226) comme « un de ces hommes rares qu'un roi doit s'estimer heureux d'employer aux grandes affaires. » Au contraire, Soulavie, dans ses Mémoires du règne de Louis XVI, tome II, p. 319, prétend que M. de Malesherbes eût voulu rayer le nom de Bâville des fastes de sa famille.