‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 78 sur 556 · Voyez, en dernier lieu, notre tome VIII, p · texte numérisé non relu

Voyez, en dernier lieu, notre tome VIII, p

4. Mme de Maintenon, dont il était un très ancien ami, lui écrivait en 1706 (recueil Geffroy, tome II, p. 74; comparez p. 41 et 257) : « Je croirai cette année fort heureuse, si je conserve l'estime que vous voulez bien avoir pour moi ; je ne connois guère rien de meilleur que d'en avoir donné à un homme tel que vous. Vous savez celle que j'ai eue toute ma vie pour vous, et qui augmente tous les jours. » Treize des lettres qu'elle lui adressa, conservées à la bibliothèque de la ville de Genève, ont été imprimées en 1877. Beaucoup de lettres de lui, relatives au Languedoc, et particulièrement à la guerre des Cévennes, ont été publiées soit par Depping, soit par M. Monin, par M. Joret, ou

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secrètes des du côté des armes ; mais ils inquiétèrent fort les non ou Fanatiques. mauvais convertis, qui, à la fin, s'attroupèrent1. On sut

Triste situation , ? ' r . „

du Languedoc, après que Genève dune part, le duc de Savoie d autre, leur fournirent des armes et des vivres dans le dernier secret : l'une2, des prédicants3; l'autre, quelques gens de tête et de main, et de l'argent4 ; tellement qu'on fut très

par M. Roschach, dans leurs travaux sur l'administration de cette province, soit dans la Correspondance des Contrôleurs généraux des finances. Selon Barbier (Journal, tome V, p. 18), l'intendance, une des plus belles du Royaume, rapportait jusqu'à cinquante mille livres. Nous verrons Roquelaure se maintenir, lui aussi, dans le commandement de cette province, mais seulement pendant huit ans, tandis que Bâville resta à l'intendance de 1685 à 1718, sans revoir Paris.

1 . Sur la valeur des conversions et sur les causes qui avaient retardé l'explosion des événements, on peut voir quelques pages des Mémoires sur le Languedoc, par Bâville lui-même (1698), p. 79-83, et son mémoire de décembre 1702, avec une lettre confidentielle du 6 mars 1703, dans le tome XIV de la nouvelle édition de YHistoire du Languedoc, col. 1635-1638 et 1700-1705. Saint-Hilaire dit, dans ses Mémoires, tome II, p. 341 : « Le zèle des catholiques, et surtout des ecclésiastiques, contre les religionnaires, fut la cause principale. » Voyez aussi des réflexions du Mercure historique et politique, 1703, tome XXXIV, p. 195-200, 303-306, 427-438, etc., et même celles de Villars, dans ses Mémoires, tome II, p. 145 et suivantes, à l'année 1704.

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