Ville libre impériale, démantelée par nous en
4. Tout cela est pris de Dangeau. p. 175, 177, 179 et 182; comparez le Mercure d'avril, p. 411-424. L'insuccès de cette tentative fit mauvais effet au premier moment. De même que Villars dans ses Mémoires et dans ses lettres, M. de Vogué, dans son livre sur le maréchal, a décrit de visu les difficultés extraordinaires que put offrir cette marche à travers les défilés de la Kinzig, tandis que Saint-Simon affecte de n'y pas même faire allusion, non plus qu'à l'entrain déployé par le maréchal à la tête de ses soldats. Il est vrai que Dangeau n'en avait dit rien de saillant. Le Mercure de mai, p. 277-326, la Gazette d'Amsterdam, n08 xxxviii et suivants, et celle de Bruxelles, p. 296, 301-304, 309, 310, 312, 317, donnent force détails. M. le duc d'Aumale a raconté (tome IV, p. 239-244) l'expédition pareille du maréchal de Guébriant en 1643.
5. Armand, dit le chevalier puis le comte de Villars, était un officier « amphibie, » qui avait débuté sur mer, comme volontaire, en 1672, s'était distingué à la bataille navale de Palerme, avait pris part à la descente de Gênes, en 1684, comme capitaine de vaisseau, et, en même temps, occupait le rang de brigadier dans les armées de terre. Par égard pour son frère, on le promut successivement chef d'escadre en 1705, et lieutenant général en 1708. Nous le verrons mourir devant Douay, le 19 août 1712, ayant obtenu le gouvernement de Gravelines en 1709. Son frère avait songé déjà à lui pour porter la nouvelle de la prise de Kehl ; mais il ne voulut pas lui confier une mission analogue après Hochstedt : Soulavie, Pièces inédites, tome I, p. 228 et 263-264.