‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 102 sur 610 · Proyart, Vie du Dauphin, tome II, p · texte numérisé non relu

Proyart, Vie du Dauphin, tome II, p

7. Cette dernière phrase a été ajoutée après coup, et l'écriture change ensuite. — C'est en 1698 que Monseigneur avait mené son fils pour la première fois à l'Opéra; mais, à mesure qu'il devenait plus dévot, comme le dit Dangeau, et plus scrupuleux, plus raisonnable (Lettres de Mme de Maintenon, éd. 1806, tome IV, p. 144), le prince se détournait de plus en plus des spectacles, sans oser les condamner tout à fait (Geffroy, Mme de Maintenon, tome II, p. 190), et il considérait les comédiens comme des gens inutiles à l'État (Dangeau, tome XIII, p. 392, note; Vie du Dauphin, par l'abbé Proyart, tome II, p. 176-177). Aussi, depuis trois ans, n'allait-il plus au spectacle que par politesse (Dangeau, tome IX, p. 304 et 311).

au roi

Auguste;

sa glorieuse

situation

et sa

lourde faute.

Le roi de Suède, triomphant en Pologne, où il avoit fait Le roi un roi à son gré, écarté les Moscovites, et réduit l'électeur de Suéde,

o ' ' victorieux

de Saxe à une abdication dans toutes les formes , mena en Saxe, son armée en Saxe, dont, outre la subsistance, il tira des y dlcte [a.paix trésors2. Dresde3, Leipsick4, toute la Saxe subit le joug; la souveraine5 se retira à Baireuth6 chez son père7. La paix signée en secret8, le roi Auguste, forcé par le9 reste de son parti en Pologne, à qui il n'avoit osé l'avouer, attaqua un corps de Suédois commandé par le général Mardefeld10, fort inférieur, qu'il défit11. Mardefeld y perdit trois mille

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