‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 106 sur 610 · Après Europe, notre auteur a biffé et · texte numérisé non relu

Après Europe, notre auteur a biffé et

4. Daniel, baron de Cronstrôm (ici, Cromstrom), nommé résident en place de Palmquist, avait eu sa première audience le 30 mai 1703 (Mercure de juin, p. 374-376), mais portait le titre d'envoyé, inusité jusque-là pour la Suède, depuis le 22 avril 1704. Il mourut en fonctions le 9 septembre 1719, ayant passé plus de trente ans à la cour de France.

5. Dangeau, p. 271, 273 et 346; Sourches, p. 240; Gazette d'Amsterdam, année 1707, n° I.

6. Tout cet article, depuis Bonac, etc., a été ajouté à la fin du paragraphe précédent et dans la marge ; par suite, les deux manchettes suivantes ne se trouvent pas à la place qu'elles devraient occuper. Il sera reparlé plus loin, p. 257, du roi Auguste.

7. Dangeau donne en août, p. 197 et 200, un aperçu des forces de Rakoezy. Il y avait connexité entre ses mouvements et ceux de Charles XII.

8. Le 25 octobre : Dangeau, p. 246; Gazette, p. 557. Pareil événement s'est déjà produit en 1703, au même château de Laxenbourg, et il a été brûlé en 1706 (tomes XI, p. 370, et XIII, p. 364).

9. C'est à la date du 6 septembre que Dangeau a enregistré cette nouvelle, p. 200; comparez la Gazette, p. 436-437, 448 et 460, la Gazette d'Amsterdam, n09 lxxiii et lxxiv, etc.

10. Il y eut un général impérial du nom de Heusler, dont Villars

Le mariage de l'Archiduc fut arrêté, à la fin d'octobre, avec la princesse de Wolfenbùttel \ de même maison que l'impératrice régnante lors, et que le duc d'Hanovre, depuis roi d'Angleterre. Elle étoit luthérienne, et on l'instruisit pour embrasser la religion catholique 2. Les protestants croient que les catholiques se sauvent dans leur religion; ils l'ont avoué longtemps, et ne l'ont nié depuis que pour se dérober à la force de l'argument qui s'en tire contre eux. Quand je dis protestants, j'entends luthériens et calvinistes. C'est cette persuasion qu'ils conservent qui les rend faciles à embrasser et à faire embrasser la religion catholique à leurs enfants, quand ils y trouvent des avantages, principalement pour des mariages qui ne se pourroient pas faire autrement3; et la raison contraire fait qu'il n'y a point d'exemple d'aucun prince catholique qui se soit fait protestant, ni qui l'ait4 souffert à ses enfants

avait envoyé le portrait en 1688 (ses Mémoires, tome ï, p. 440), et dont Saint-Simon parlera plus tard; mais, ici, il s'agit du comte Annibal Heister (Dangeau, p. 260 261; Sourches, p. 235; Gazette, p. 604).

1. Elisabeth-Christine, fille de Louis-Rodolphe, duc de Brunswick- Wolfenbùttel et Blankenberg, née le 28 avril 1691, morte impératrice douairière le 21 décembre 1750.

2. Dangeau, p. 239, 30 octobre. On parlait de cela dès 1705 (Dangeau, tome. X, p. 449), et il avait même été question que la jeune princesse suivit l'Archiduc en Espagne. Les événements ayant retardé la conclusion du projet (Dangeau, tome XI, p. 319 et 352), l'Archiduc déclara la princesse pour sa femme le 18 août 1707, étant alors à Barcelone (Gazette d'Amsterdam, 1707, n08 lxxvii, lxxx et lxxxvii, etc.,. articles deVienne), la fit épouser par procureur à Vienne, le 23 avril 1708, et la reçut le 1er août à Barcelone, où leur mariage fut confirmé. Une liste imprimée des mereedes qu'il fit à cette occasion se trouve aux Aflaires étrangères, vol. Espagne 170, fol. 109.

3. Une princesse d'Anspach avait cependant refusé, comme protestante, d'épouser l'Archiduc : Correspondu née de Madame, recueil Jaeglé, tome 11, p. 14. Madame elle-même s'était convertie pour s'unir avec le frère de Louis XIV ; mais Mlle de Wassenaer, ayant épousé le comte d'Auvergne avec la permission du Roi, ne devint catholique qu'après coup, par les soins de Mme Chardon (tomes VI, p. 13l)-138, et XII, p. 256).

'*. Qui ait l'ait, au manuscrit.

Arresté est en interligne.

■■il ffOIRI - Dl SAINT-SIMON. M\ S

Mariage arrêté ' de l'Archiduc

avec une princesse

de ' Wolfenbùttel.

Facilité

des princes

protestants

à se faire

catholiques

pour

des avantages,

et

sa véritable

cause.

[Add. S'-S. 704]

ITlHi

Sucres

et séparation

des

années en Espagne;

secours

d'argent à l'Archiduc; conférences

refusées

par les alliés

sur

la paix.

pour -quelque mariage, ou pour quoique autre avantage1 que c'ait pu être.

La campagne finit en Espagne ', après beaucoup de petites places rendues ou emportées, par la prise de Carthagène:\ La garnison, qui n'étoit que d'un régiment de cavalerie et un d'infanterie, avec trois mille paysans armés, sous un maréchal de camp espagnol, se rendit au duc de Berwick prisonnière de guerre, et la vie sauve seulement aux bourgeois. 11 s'y trouva soixante-quinze pièces de canon, dont trente4 de fonte, et trois mortiers3. Bay° prit quelques jours après Alcantara par escalade sur une garnison aussi nombreuse que ses troupes, dont il ne perdit que trois ou quatre soldats; il trouva tout le canon qu'on

4. Aventage (sic) est précédé d'un premier avantag[e] inachevé et biffé.

2. Voyez les Mémoires de Berwick, tome I, p. 327-378, ceux de Noailles, p. 196, le Mercure de septembre, p. 279-296, et d'octobre, p. 296-323, les volumes Guerre 1976-1977, et les lettres mêmes de Berwick au vieux maréchal de Noailles (aujourd'hui brûlées), dans le Cabinet historique, année 1872, 2e partie, p. 272-278. Beaucoup d'autres lettres sont citées dans le Journal de Dangeau, p. 191 246.

3. Le 17 novembre, après trois jours de tranchée: Dangeau, p. 253 et 259; Sourches, p. 231 ; Gazette, p. 594; Gazette d' Amsterdam, n° ci; Guerre, vol. 1978, n09 210-214; Mémoires de Berwick, tome I, p. 368- 370; Mercure de décembre, p. 221-231; relation imprimée du temps.

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