Tome III, p. 243-224. — 5. Mot douteux
6. « On appelle figurément pèlerin un homme fin, adroit, dissimulé : vous ne connoissez pas le pèlerin » (Académie, 4748). Voyez la locution dans une lettre de Tessé (notre tome IX, p. 370), dans les Lettres de Peiresc, tome III, p. 556, dans les Œuvres de la Fontaine, tome IV, p. 88, dans l'Addition n° 354 (notre tome VIII, p. 385), etc.
soirs, leur en faisoit ses complaintes1 le plus follement et le plus burlesquement du monde, et leur rendoit en ridicule ses propos dévots et leur crédulité : tellement que, tant que cette maladie dura, ce fut un spectacle qui divertit toute la cour, et une duperie de Mme de Maintenon, dont personne n'osa l'avertir, et qui lui donna pour toujours une amitié et une2 estime respectueuse pour la vertu de Courcillon, qu'elle citoit toujours en exemple, et dont le Roi prit aussi l'impression sans que Courcillon se souciât de cultiver de si précieuses bonnes grâces après sa guérison, sans qu'il en rabattît quoi que ce fût de sa conduite accoutumée, sans que Mme de Maintenon s'aperçût jamais de rien, sans que, pour ses négligences même à son égard, elle se refroidît des sentiments qu'elle avoit pris pour3 lui. Il faut le dire : excepté le manège sublime de son gouvernement et avec le Roi, c'étoit d'ailleurs la reine des dupes4.
Quelque5 soin que j'aie pris jusqu'à cet endroit, non Oublis, seulement de ne dire que la plus exacte vérité, mais de la ranger encore dans l'ordre précis des temps où sont arrivées les choses que j'estime mériter d'être écrites6, il faut