‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 127 sur 610 · Terme de pratique qui s'employait en matière bénéficiale · texte numérisé non relu

Terme de pratique qui s'employait en matière bénéficiale

2. Un, dans le manuscrit. — 3. L'abréviation pr surcharge de.

4. On peut dire, au contraire, que c'est notre auteur qui était dupe de la sympathie de Mme de Maintenon pour Mme de Dangeau, comme le prouve la lettre qu'elle écrivit à cette dernière trois jours après l'opération (recueil Geffroy, tome II, p. 107-108) : ni l'une ni l'autre ne se faisaient illusion sur la légèreté, même la crapule de Courcillon ; Mme de Maintenon dut en tomber à demi d'accord avec le Roi, qui déplorait une telle inconduite chez un homme de grand courage et à portée de tous les honneurs. « Si elle vantait Courcillon, a dit feu M. Geffroy (tome I, p. vm-ix), ce n'était pas pour sa piété, mais pour son courage; si elle n'instruisait pas entièrement le Roi, ce n'était que par bonté et par indulgence. »

5. L'écriture change, comme s'il y avait eu une longue suspension du travail, pour préparer la double digression qui va suivre sur la maison de Rohan et sur celle de Bouillon.

6. C'est grâce à Dangeau qu'il retrouve les choses « qui méritent d'être écrites, » et qu'il les « range dans l'ordre précis des temps; » mais il n'aurait garde de l'avouer.

Procès intenté

par

le prince

de Guémené

au duc

de Rohan

sur le nom

et armes

de Rohan.

Matière de ce procès.

avouer qu'il m'en est échappé deux, l'une sur la maison de Rohan, l'autre sur la maison de Roui lion, la première de 1703, l'autre aussi de la même année1. Il faut donc, avant d'aller plus loin, réparer cette faute dès que je m'en aperçois2.

On se souviendra de ce qui a été expliqué p. 149 et suivantes3 sur la maison de Rohan, et les divers degrés d'art et de fortune qui l'ont portée au rang dont elle jouit. Maintenant il faut parler de la première érection du vicomte de Rohan en duché-pairie en faveur du célèbre duc de Rohan, gendre de l'illustre premier duc de Sully, du mariage de sa fille unique avec Henri4 Chabot, et de la seconde érection de Rohan en faveur de cet Henri Chabot, enfin du procès intenté par la maison de Rohan au duc de Rohan, fils unique de ce mariage, pour faire5 quitter à ses puînés le nom et les armes de Rohan, qui est l'oubli qu'il s'agit de réparer. Le premier et célèbre duc de Rohan étoit mort en 1636°. Sa veuve le survécut jusqu'en 1660, parfaitement huguenots l'un et l'autre jusqu'à leur mort7. Henri IV érigea le vicomte de Rohan en duché-pairie en faveur de cet Henri de Rohan, en 1603, enregistré la même année aux parlements de Paris et de Rretagne. L'érection porta cette clause que, la ligne masculine venant à manquer, la qualité de duc et pair demeureroit

t. Ces cinq derniers mots sont ajoutés en interligne, au-dessus de plus récente, biffé. — Au lieu de 1703, lisez 1704.

2. C'est que d'autres recherches l'ont amené à revenir sur ses pas et à remonter plus haut dans le Journal, à l'endroit où il est parlé de l'affaire Rohan, qui lui rappellera ensuite l'affaire Bouillon.

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