‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 274 sur 610 · Tome III, p. 220-223, et ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Tome III, p. 220-223, et ci-dessus, p

5. Divertissoit est en interligne, au-dessus d'amusoit, biffé.

6. Voyez le Chansonnier, mss. Fr. 12689, p. 613, 12 692, p. 474, et 12693, p. 164 (vers de Coulanges), et de nombreuses mentions dans le Journal de Dangeau et dans la correspondance de Mme de Maintenon. Elle dansait, suivait la chasse, jouait la comédie, etc.

7. « Le Roi, dit Dangeau (p. 334), avoit beaucoup d'amitié pour elle, » et, comme elle lui avait recommandé son fils par une lettre fort touchante, il donna une pension de mille écus. Mme de Maintenon l'aimait aussi, et se servait d'elle comme secrétaire; nous avons deux lettres écrites ainsi à Desmaretz, dans les Papiers du Contrôle général, G7 556, 13 janvier et 16 mars 1705. Aussi voulut-elle que, contre l'usage, son amie Heudicourt reçût les condoléances en cérémonie : Sourches, p. 246; Lettres de Mme des Ursins, éd. Bossange, tome III, p. 382.

enfin l'emportèrent pour leur fille Mme de la Val Hère1, i qui avoit seule plus d'esprit, de tête et d'intrigue que tous les Noailles ensemble, aimable quand elle vouloit, mais pleine d'humeur, et naturellement brutale, beaucoup plus que son père, qui ne l'étoit pas peu2.

Ils firent, en ce même mois de janvier3, un sixième mariage, qui eut de grandes suites pour les deux familles, de leur sixième fille4 avec Gondrin5 fils aîné de d'Antin, qui lui donna Bellegarde6 pour dix7 mille livres de rente, et

1. Tome V, p. 299, et tome XIII, p. 329. Cette nomination se fit le 13 mars : Dangeau, p. 318; Sourches, p. 273. Plus tard (tome VIII de 1873, p. 2), notre auteur racontera que le Roi avait tardé dans l'espérance que les Noailles se désisteraient et qu'il pourrait donner le poste à Mme de Saint-Simon, désirant 1' « approcher de sa cour particulière. »

2. A la fin de ce paragraphe, il a biffé successivement Ils firent, et Me la P*e de Conti donna gros à la Valiére.

3. Le 25 : Dangeau, p. 291; Sourches, p. 255; Mercure du mois, p. 389-392; Lettres de Mme de Maintenon à la princesse des Ursins, tome I, p. 76-77; Bertin, les Mariages dans V ancienne société, p. 248- 254, etc.

4. Marie-Victoire-Sophie de Noailles, née le 6 mai 1688, mariée le 25 janvier 1707, devint veuve en 1712, se remaria avec le comte de Toulouse le 2 février 1723, perdit encore ce second mari le l*r décembre 1737, et mourut le 30 septembre 1766.

5. Louis de Pardaillan d'Antin, marquis de Gondrin, mousquetaire en 1699, colonel d'infanterie depuis 1703, avait été blessé à l'armée de Flandre, où il servait toujours. Il fut encore blessé à Malplaquet, passa brigadier d'infanterie en mars 1710, remplaça son père, comme menin du Dauphin, en avril 1711, et mourut le 5 février 1712, à Versailles, âgé de vingt-trois ans et sept mois. 11 avait été élevé par l'abbé Bayard qui fut ensuite instituteur des enfants de France et qui publia un abrégé mnémotechnique de l'histoire de France en vers (Luynes, tome XVI, p. 346). Gondrin était un des meilleurs acteurs de la troupe de Sceaux et de Clagny.

6. C'est la terre de Choisy-sur-Loire, en Orléanais, sur laquelle le frère aîné de son bisaïeul, mort sans enfants en 1687, avait fait reporter le titre du duché de Bellegarde, parce que le siège primitif, Seurre Bellegarde en Bourgogne, avait été racheté par le prince de Condé ( Tallenumt, tome 1, p. 67 ; Dangeau, tome II, p. 35 ; notre tome V, p. 327).

1, Pr dix surcharge avec.

Mariage

de Gondrin

avec une fille

du

maréchal

de Noailles.

Mort

du comte

de Gramont;

son

caractère.

[Add S'-S. 715

et 716]

Mme de Montespan cent mille francs en pierreries1; les Noaillcs donnèrent cent mille écns en diverses choses, et dix nus de nourriture2. La conduite de la duchesse de Noailles les embarrassoit fort. Ils la tenoient extrêmement recluse; sa tête tenoit fort de celle de son père', sa place étôit une occasion continuelle de chagrins entre la laisser aller quelquefois, et l'en empêcher beaucoup plus souvent. Mme de Maintenon en étoit importunée4 : ils l'obligèrent donc de la céder à sa belle-sœur5. Qui eût dit au Roi que cette nouvelle dame épouseroit un jour M. le comte de Toulouse, et qu'elle feroit, sous son successeur, le personnage que nous voyons6?

Le comte de Gramont7 mourut à Paris, où il n'étoit presque jamais, à la fin de ce mois de janvier8, à plus de quatre-vingt-six ans9, ayant toujours eu, jusqu'à quatrevingt-cinq ans10, une santé parfaite et la tête entière, et

1. C'est Mme de Montespan, la grand'mère, qui avait, depuis plus d'un an, préparé cette alliance (Sourches, tome IX, p. 430).

2. Détails pris à Dangeau. Comparez les Mémoires de Sourches, p. 249, et le contrat de mariage : Arch. nat., Y 279, fol. 316 v°. Il y a des vers sur la célébration par le cardinal-archevêque dans le Chansonnier, ms. Fr. 42 694, p. 49.

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