Le manuscrit porte de se s'emparer
3. Gaspard-François le Gendre, seigneur de Lormoy, baptisé le 15 février 1668, d'abord conseiller au Châtelet (1687), puis au Parlement (17 août 1689), obtint une dispense pour être reçu maitre des requêtes le 18 mars 1693, passa ensuite intendant à Montauban (8 novembre 1699), à Pau (29 mars 1716) et à Tours (7 mars 1718), obtint en juillet 1721 un brevet d'expectative de conseiller d'État qui n'eut point d'effet, et mourut le 22 ou le 23 juin 1740.
4. Depuis la fin de l'année précédente, différents désordres s'étaient produits dans la généralité de Montauban, dont le Quercy faisait partie. Le 6 mars, des bandes de paysans armés de fourches et de faux emmanchées à rebours se réunirent dans les villages des environs de Cahors : l'intendant le Gendre s'efforça de les calmer; mais il fallut que le maréchal de Montrevel envoyât des troupes, qui les dispersèrent en en tuant quelques-uns (Dangeau, p. 322-324; Sourches, p. 282; Gazette d'Amsterdam, n°s xxx et xxxiv, et Extraord. xxxvm ; Correspondance des Contrôleurs généraux, tome II, n"s 1203 et 1213). Le Roi écrivait alors à M. Amelot (recueil Girardot, tome I, p. 192, 11 avril) : « Je n'ai jamais douté de la fidélité de mes peuples, et je suis persuadé que les artifices de mes ennemis ne la pourront ébranler; mais, plus elle est constante, plus on doit juger de la peine qu'ils soutirent à supporter le poids de la guerre, puisque cette peine est assez grande pour les pousser à des extrémités aussi contraires à leurs véritables sentiments et à l'obéissance naturelle à la nation. » En 1696 (Sourches, tome V, p. 106), un impôt analogue sur les enterrements avait amené des troubles à Amsterdam
siper le mouvement du Quercy et les1 paysans armés et attroupés, et à les faire retirer dans leurs villages2. En Périgord, ils se soulevèrent tous, pillèrent les bureaux, se rendirent maîtres d'une petite ville et de quelques châteaux, et forcèrent quelques gentilshommes de se mettre à leur tête3. Ils n'étoient point mêlés de nouveaux convertis; ils déclaroient tout haut qu'ils payeroient la taille et la capitation, la dîme à leurs curés, les redevances à leurs seigneurs, mais qu'ils n'en pouvoient payer davantage, ni plus ouïr parler des autres impôts et vexations4. A la fin 5 il fallut laisser tomber cet édit d'impôt sur les baptêmes et les mariages, au grand regret des traitants, qui, par la multitude, et bien autant par les vexations, les recherches inutiles et les friponneries, s'y enrichissoient cruellement6.
Mort Du Ghesne7, fort bon médecin, charitable et homme de
de du chesne, j^en e^ d'h.onneur, qui avoit succédé auprès des fils de
premier * i