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3. Le 5 avril : Dangeau, tome XI, p. 337; Sourches, tome X, p. 295; Gazette, p. 80; Mercure du mois, p. 474-172.
4. Ici, Lezignem, et plus loin, Lezignan et Lezignen, mais jamais Luzignan ou Lusignan, orthographe qui a prévalu dans l'histoire, et que l'usage avait déjà introduite en 4707, dit \e Mercure. Claude-Hugues de Lezignem, comte des Marais et marquis de Lezay, de qui il s'agit ici, signait : de luzignem de lezay. — Notre auteur va suivre la notice consacrée à cette maison dans YHistoire généalogique, tome III, p. 75-92.
5. Du rameau des seigneurs des Marais, séparé dès le treizième siècle de la branche de Lezay, qui s'était éteinte au quatorzième. Ce rameau avait conservé une partie de la terre de Lezay, mais ne portait pas le titre de marquis avant Claude-Hugues. L' 'Histoire généalogique ne qualifie même marquis de Lezignem (sic) que son fils. Jusque-là, Lezay (ici, Lézay) était le seul nom patronymique, venant d'un bourg situé au S. 0. de Poitiers, près de la ville de Lusignan, première baronnic de Poitou.
6. Hugues VII, dit le Brun, sire de Lezignem, dont un travail récent place la naissance avant 4084 et la mort avant le 3 avril 4449, à la croisade de Louis VIL Son sceau est décrit dans YHistoire généalo-
fils1, vers l'an 1100, que c'étaient déjà de fort grands seigneurs2, mais dans la maison desquels les comtés de la Marche3, d'Angoulême et d'Eu, ni les couronnes de Chypre et de Jérusalem, n'étoientpas encore entrés4. Cette branche de Lezaj subsistoit seule de toute cette grande maison5, et cette branche même étoit restreinte en ce marquis de Lezignem, son frère l'évêque de Rodez6, et ses deux fils7;
gigue, tome III, p. 76, et sa mort y est reportée après 1151, conformément aux Preuves de Y Histoire de Poitou, par Besly (1647).
1. Nommé dans un acte passé par son père en 1144 (Histoire généalogique, p. 85).
2. Ibidem, p. 75 : « Entre les plus anciennes maisons de France, une des plus grandes de la province de Poitou étoit celle de Lezignem, qui a joui de toutes les marques qui peuvent rendre une maison illustre. Elle a eu des rois de Jérusalem, d'Arménie et de Chypre. Elle a tiré son nom d'une petite ville située à cinq lieues de Poitiers. » La filiation qui suit est entièrement empruntée aux Preuves de Besly, et, sans doute, ne doit être adoptée que sous toutes réserves.
3. Petite province divisée en haute et en basse Marche, avec Guéret et Bellac pour capitales, et réunie définitivement au domaine en 1527.
4. C'est à la fin du treizième siècle que Hugues IX, comme mari de l'héritière du dernier Taillefer comte d'Angoulême, prétendit à la propriété de ce comté et de celui de la Marche. Le comté d'Eu vint à Raoul, frère de Hugues IX, par son mariage avec l'héritière du comte Henri II ; sa petite-fille et héritière unique épousa Alphonse de Brienne. Un troisième frère, Guy, fut roi de Jérusalem de 1184àll87, comme mari de Sibylle, fille du roi Amaury d'Anjou, et, ayant perdu ce royaume, acheta des Templiers, en 1192, l'île de Chypre, où lui et son frère Amaury fondèrent la dynastie royale dont le feu comte de Mas-Latrie a reconstitué l'histoire. Brantôme (Œuvres, tome V, p. 15-20) parle longuement du château de Lusignan ou Luzignan, rasé en 1574, de la légende de la fée Mélusine qui y était attachée, et de « ces braves et généreux princes qui, par leur valeur, se firent rois de Cypre, etc. » Comparez le Mercure de mars 1722, 2e volume, p. 28-37.
5. Les branches aînées s'étaient éteintes du treizième siècle au quatorzième; le royaume de Chypre passa en 1267 aux princes d'Antioche. La branche principale des seigneurs de Lezay finit en 1384.
6. Paul-Louis-Philippe, docteur de Sorbonne, abbé de Saint-Barthé„lemy de Noyon (1668), nommé évoque de Rodez en mai 1684, ne fut sacré que le 15 novembre 1693, et mourut le 25 février 1716. Ce fut un ardent persécuteur des protestants.