‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 357 sur 610 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

3. On donna douze gardes à cheval, au lieu de huit, à Monseigneur et au roi d'Angleterre, et huit, au lieu de quatre, aux deux petits-fils du Roi (Sourches, p. 324, note 3). A Versailles même, la garde de nuit fut installée dans une nouvelle salle dont parle le duc de Luynes en 4752 (Mémoires, tome XI, p. 364-362); c'est sans doute ce que Dangeau a rapporté en ces termes, à la date du 8 avril 4707 : « On fait coucher présentement dans le grand appartement du Roi douze gardes du corps et un brigadier. »

4. Le 27, Mme de Maintenon écrivait à la princesse des Ursins (recueil Geffroy, tome II, p. 448) : « Vous croyez bien, Madame, que l'idée de voir un de nos princes enlevé a mis les François dans quelque émotion. La fièvre me prit une demi-heure après cette nouvelle; Mme la duchesse de Bourgogne eut un frisson qui lui dura vingtquatre heures, car elle est sensible, tendre et peureuse. Elle nous dit pourtant hier, avec une simplicité qui charme, qu'elle aimeroit assez à être prise, pour savoir ensuite tout ce qu'on auroit fait et dit. »

a la Bastille.

deux soleils1, encore avec peu d'assurance, et qui s'imaginoient des facilités merveilleuses pour être pris partout.

Gherbert2 et six de ses prétendus domestiques furent cherbert arrêtés et conduits à la Bastille. C'étoit un colonel suisse au service du Roi, qui l'avoit quitté3 pour celui de Bavière, où il étoit devenu lieutenant général; le Roi n'avoit pas voulu qu'il roulât avec les siens. Il étoit furtivement revenu, et il fut pris à Saint-Germain, où il se croyoit caché4.

L'accommodement de M. de Bouillon avec son fils n'avoit Duc

pas tenu; ils s'étoient rebrouillés : ils allèrent plaider à de Bouillon

gagne

1. C'est-à-dire entre le soleil levant et le soleil couchant (Dictionnaire de V Académie, 1718).

2. Jacques Schelberg ou Schellenberg, originaire de Zurich, colonel d'un régiment suisse au service de France en 1690, brigadier en 1694, blessé au siège de Barcelone en juillet 1697, réformé en février 1698, se mit alors à pratiquer le commerce des blés et fut accusé d'en avoir accaparé de grandes quantités pour les faire passer à l'étranger en un temps où l'on craignait la disette. Arrêté le 29 novembre 1698, il fut mis à la Bastille, mais relâché le 6 juin 1699 (Dangeau, tome VI, p. 469; Sourches, tome VI, p. 11 et 96; Arch. nat., 0* 42, fol. 209 v°, 215 v° et 243, et G" 429, lettre du 20 novembre 1698). Au commencement de la guerre de la Succession d'Espagne, il rentra dans l'armée, fit merveille à Friedlingue (notre tome X, p. 580; M. de Vogué, Vil- Jars d'après sa correspondance, tome II, p. 205), et passa ensuite au service de l'électeur de Bavière, qui lui donna le gouvernement d'Ulm et le grade de lieutenant général (Sourches, tome X, p. 283, note). Très bon et capable officier au témoignage de Villars.

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