Notamment à celle de 1657, où il défendit Mardyek
la cour guères davantage; il quitta ces emplois pour sa paresse et ses plaisirs1. Il avoit porté la queue du Roi le lendemain de son sacre2, lorsqu'il reçut l'ordre du Saint- Esprit des mains de Simon le Gras3, évêque de Soissons4, qui, par le privilège de son siège, l'avoit sacré en l'absence du cardinal Antoine5 Barberin, archevêque-duc de Reims, qui étoit à Rome6. En conséquence, M. de Nevers fut chevalier de l'Ordre à la promotion de 1661, qu'il n'avoit que
1. Colbert écrivait à la connétable Colonna, les 15 et 27 juin 1663 (Lettres de Colbert, tome VII, p. 35 et 37; Depping, Correspondance administrative, tome IV, p. 669-670), que la mauvaise conduite du duc de Nevers, sa manie de ne s'entourer que de canailles et de gens de rien, son aversion incompréhensible pour la charge de capitaine-lieutenant des mousquetaires, et ses singularités en tout genre lui nuiraient certainement auprès du Roi, et qu'il serait bien désirable qu'il « se servit avantageusement des lumières et belles dispositions dont la nature l'avait favorisé. »
2. De même que la queue de Mademoiselle au mariage de 1660 (Mémoires de Mme de Motieville, tome IV, p. 215). Mazarin avait obtenu qu'il fût désigné pour être un des otages de la sainte ampoule.
3. Ancien aumônier d'Henri IV, évêque de Soissons depuis 1623 jusqu'au jour de sa mort, à soixante-huit ans, le 28 octobre 1656.
4. Cet évêché, suffragant de Reims, ne valoit que huit mille livres selon Dangeau.