‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 39 sur 610 · Avant emmena, il a biffé et · texte numérisé non relu

Avant emmena, il a biffé et

2. Guillaume Cadogan, d'origine irlandaise, mais très dévoué à la maison d'Orange, avait fait fonction, depuis 1702, de quartier-maître général de Marlborough et était son factotum : ce qui lui valut le grade de brigadier général (25 août 1704), celui de major général (1er juin 1706), celui de lieutenant général (Ie' janvier 1709), plusieurs missions diplomatiques, et un siège au premier parlement de la Grande- Bretagne; mais il suivit le duc dans sa disgrâce de 1711 à 1713. A cette dernière date, l'Archiduc le fit lieutenant général d'artillerie de l'armée impériale, et, en 1714, le successeur de la reine Anne le chargea de conclure le traité de la Barrière. Il fut récompensé de ce service par le gouvernement de l'île de Wight, les titres de baron de Reading et de comte de Cadogan, les cordons de la Jarretière et de Saint-André, le grade de général d'infanterie et le commandement d'un régiment des gardes. Il alla encore en mission à Amsterdam en 1718 et 1719, succéda à Marlborough, en juillet 1722, comme colonel du 1er régiment des gardes, eut, en mars 1724, l'ambassade de Vienne, et mourut le 28 juillet 1726, à cinquante-deux ans, étant maître de la garde-robe et membre du conseil privé. C'est de lui que certaine coiffure d'homme prit le nom de catogan. Il fut un des protecteurs de J.-B. Rousseau.

3. Tout cela est pris au Dangeau,\y. 182-183; mais le récit est bien plus développé et intéressant dans les Mémoires de Sourches, p. 150- 152, et celui de la Chronologie militaire, tome IV, p. 582, offre des différences. Les rapports de Gacé, de Rosel et de M. de Vendôme sont au Dépôt de la guerre, vol. 1939, n°" 120-122. L'échange de Cadogan contre le baron Pallavicini fut conclu un peu plus tard (ibidem, n" 133, 157, 161 et 222; m s. Fr. U 178, fol. 318 V; Dangeau, p. 186). Les Mémoires de Sourches, p. 187, et les Mémoires militaires, p. 127,

tendue; muis ce fut aussi à quoi se bornèrent les exploits

du nouveau général1, qui, loin de réparer ou de soutenir

les affaires de Flandres, y vit, de ses places, promener les

ennemis de tous côtés, et prendre ce qui fut à leur con-

Atfa pris venance. Ils Unirent par le siège d'Ath, qu'ils prirent le

,)ar . 3 octobre2, et les cinq3 bataillons qui étoient dedans pri- Ics ennemis. ] * . - *

séparation sonniers de guerre, après trois semaines de tranchée ou-

des années verte1; et, dix jours après, les armées se séparèrent en en Flandres. . • l l

riandres', et la campagne finit .

Le Hoi, Le Roi comptoit sur le voyage de Fontainebleau. Mme la

amuse sur duchesse de Bourgogne étoit grosse 7, et y devoit aller en

de " bateau. Ce voyage déplaisoit fort aux médecins, et bien

Fontainebleau , autant à Ghamillart, fort court8 et fort pressé de dépenses

point indispensables, qui regrettoit avec raison celle de ce

cette année, voyage, qui étoit toujours grande9. Mme de Maintenon,

parlent encore d'une action non moins brillante qui fit honneur à Rosel le 28 septembre.

1. Le général Pelet écrit à ce propos (Mémoires militaires, p. 102) : « Il y avait si longtemps qu'on n'avait remporté sur les ennemis le moindre avantage, que celui-ci, quoique peu considérable en lui-même, fut regardé comme une affaire assez importante, surtout pour ranimer les troupes.... »

2. Dangeau, p. 203, 212, 216, 219, 222 et 224; Sourches, p. 196, 176, 182, 183, 185, 187 et 188; Gazette, p. 465-502, passim; Gazette d'Amsterdam, n09 lxxx, lxxxi, etc. ; Rousset, Histoire du prince Eugène, tome II, p. 222-223; Mémoires militaires, p. 121-128 et 563-568; correspondance du duc de Vendôme, ms. Fr. 14178, fol. 43 v° et il. Ce siège fut fait par Owerkerque.

3. Le chiffre 5, ajouté après coup entre les et bat, d'après le texte du Dangeau, est inexact; il y avait six bataillons dans Ath, commandés par le brigadier Saint-Pierre, sous M. de Spinola, gouverneur espagnol.

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