‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 390 sur 610 · Déjà dit incidemment dans notre tome IX, p · texte numérisé non relu

Déjà dit incidemment dans notre tome IX, p

6. C'est ce que confirme le Chansonnier (ms. Fr. 12619, p. 377). Mme de Caylus et Voltaire, dans une note des Souvenirs (éd. Michaud, p. 489), indiquent que le grand Condé fut l'amant de la duchesse, et l'on voulut peut-être la donner au Roi (Lettres de Mme de Sévigné, tome VI, p. 455; Pièces intéressantes et peu connues, 1781, tome II,

7. Mme de Sévigné (Lettres, tome V, p. 8) raconte comment il la traitait, et, en 1676, elle le qualifie de plaisant robin, adoré de sa femme (tome IV, p. 549).

8. La plus aimable femme de son temps, disent les Mémoires de Sourches (tome I, p. 278). Voyez aussi le portrait que Saint-Simon fera d'elle lors de sa mort, en 1715 (tome XI de 1873, p. 73). C'est une des héroïnes du tome II des Cours (jalantesde G. Desnoiresterres,

Diane. Il lui est arrivé trois ou quatre fois d'entrer le matin

dans sa chambre, de la faire lever, et, tout de suite, de la

faire monter en carrosse, sans qu'elle ni pas un de leurs

gens à tous deux se fussent doutés de rien, et de partir de

là1 pour Rome sans le moindre préparatif, ni que lui-même

y eût songé trois jours auparavant2. Ils y ont fait des séjours

considérables3. Il en eut deux fils et deux filles4 : l'aînée5

étoit mariée depuis sept ou huit ans avec le prince de

Chimay6, chevalier de la Toison d'or de Charles II et grand [Add. S'-S. 733}

d'Espagne de Philippe V7, lieutenant général de ses armées,

qui n'en eut point d'enfants, et qui a depuis été mon gendre8 ;

l'autre fut la duchesse d'Estrées, qui n'a point eu d'enfants

non plus. Les deux fils furent M. de Donzy9, fort mal avec

qui lui attribue le même goût que son mari pour la cuisine (tomes II, p. 164, et IV, p. 62-63).

1. De là est en interligne. — 2. Ci- après, Additions et corrections.

3. Notamment en 1675 [Gazette, p. 910). Le duc possédait à Rome un palais, qu'il vendit en octobre 1704, au duc Rospigliosi, pour cent douze mille écus (Gazette a" Amsterdam, n° xciv).

4. Saint-Simon a écrit par erreur : deux filles et deux filles.

5. Diane-Gabrielle-Victoire Mazzarini-Mancini, mariée le 6 mai 1700 au prince de Chimay, morte le 12 septembre 1716, à quarante-quatre ans. En 1690, il avait été question de lui faire épouser un frère de son oncle le connétable Colonna (Dangeau, tome III, p. 112), et, en 1698, on avait parlé du vieux duc de Richelieu (notre tome V, p. 331, note 5). Le mariage avec M. de Chimay fut conclu par procuration dès le 3 mars 1699, et consommé le 6 avril (Dangeau, tome VII, p. 52; Gazette de Legde, 12 avril, article de Bruxelles).

6. Charles-Louis-Antoine de Hennin d'Alsace : tome VII, p. 338,

7. Fait grand d'Espagne dès novembre 1697, par Charles II (Gazette d'Amsterdam, n° xcvn, de Bruxelles), il ne se couvrit que le 13 avril 1708 (Gazette, p. 211; Gazette d'Amsterdam, 1708, n° xxxvn; Dangeau, tome XII, p. 122).

8. C'est le 15-16 juin 1722, à Meudon,que M. de Chimay se remaria avec Charlotte de Saint-Simon (tome III, p. 250). Notre auteur racontera ce mariage à sa date, et les circonstances qui l'amenèrent. Il n'en vint point d'enfants.

9. Douzi, dans le manuscrit, est en interligne, au-dessus de Vergagne, biffé. — Ce personnage avait porté les deux noms, comme on l'a vu ci-dessus, p. 302.

son père, qui, par la duchesse Sforze, sœur de sa mère, a été fait duc et pair pendant la dernière régence1, <t M. Mancini2, qui eut les biens d'Italie3 : j'aurai occasion de parler d'eux dans la suite*. M. de Nevers mourut à soixante-six ans. Il s'étoit fort adonné à Sceaux, et sa femme encore davantage. Il a voit conservé le petit gouvernement du Nivernois5 parce que tout ce pays étoit presque à lui6. Son fils, qui ne servit presque point, et dont d'ailleurs la conduite avoit toujours déplu au Roi7, ne put l'ob- [Add.S'S.734] tenir8. Il hasarda de se faire appeler duc de Donzy après la mort de son père, n'osant prendre le titre de Nevers9;

1. On le verra dans la suite des Mémoires, tome XVII, p. 240.

2. Jacques-Hippolyte, dit le marquis Mancini, filleul du prince de Galles, né le 2 mars 1690, était mousquetaire lors de la mort de son père (Dangeau, p. 364), mais quitta le service avec un brevet de colonel d'infanterie, épousa vers 4724, Anne-Louise de Noailles, fille du maréchal et veuve du marquis de Louvois, dont il eut des enfants, déclara ce mariage en 1726, et mourut à Paris, le 25 novembre 1759.

3. Sur la mort de M. de Nevers, voyez une lettre de Mme de Maintenon à la princesse des Ursins (recueil Bossange, tome 1, p. 124).

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