Tome II, p. 211-213. Chamillart blâma cette substitution
4. Cherasco, ville du Piémont, au confluent de la Stura et du Tanaro, où avait été signé en 1631 le traité nous assurant le passage des Alpes par Pignerol et le val de Pérouse, et qui, alors, avait été abandonnée à Victor-Amédée Ier. C'est par là qu'était passé M. de Stahremberg lors de sa belle marche de 1703, et M. de Savoie, en se retirant de Turin, y avait laissé de l'infanterie. La Feuillade échoua (Guerre, vol. 1966, n° 256); mais, le 29 juillet suivant, il écrivait encore à son beau-père (recueil Esnault, tome II, p. 114-115), qui l'avait blâmé d'abandonner l'affaire capitale de l'État : « Cherasco est une de mes folies. Vous verrez que la prise de cette place nous rendroit maîtres de tout le reste du Piémont, parce que Coni est placé de façon qu'il seroit tombé de lui-même. Il sera bien difficile de le prendre au mois de septembre. »
5. Cet officier, d'abord jaloux de Chamarande, était cependant entré en tiers dans l'intimité de la Feuillade, et celui-ci l'avait vivement recommandé à son beau-père (recueil Esnault, tome II, p. 89-90).
6. Dangeau, p. 144, 149 et 152; Gazette, p. 333, 347 et 370; Mémoires militaires, p. 184 et 190; Guerre, vol. 1966, n°" 312, 313, 326, 331 et 332. La garnison, persuadée que les Français seraient expulsés du Piémont comme de partout ailleurs, avait juré de ne se rendre que sur la brèche, « les armes croisées. »