‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 5 sur 610 · Sécr, corrigé en sécraire. — 8. Tome XIII, p · texte numérisé non relu

Sécr, corrigé en sécraire. — 8. Tome XIII, p

de la Feuillade

après le duc

de Savoie.

[Âdd. S'-S. 696]

chements, il ne restoit que quarante bataillons devant Turin, qui y fatiguoient fort, et y avançoient fort peu. On prit prisonniers dans Mondovi1 le prince de Carignan, ce fameux muet2, et toute sa famille3, et, sur sa parole, on les4 conduisit à Raconis5, sa maison de plaisance, où il demanda une garde à la Feuillade. En même temps, Mmes de Savoie, qui, de Coni, étoient allées à Oneille6, se retirèrent à Savone7. La Feuillade, lassé de perdre son temps à courre après du vent, revint au siège8, et lâcha Aubeterre9 aux trousses de M. de Savoie, qui, pour ralentir le siège, se montroit de loin, puis se cachoit et changeoit

1. Cette ville, située au pied de l'Apennin, à deux lieues du Tanaro, était la plus populeuse du Piémont après Turin.

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