‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 417 sur 610 · Avant l'élision n, il a biffé un et · texte numérisé non relu

Avant l'élision n, il a biffé un et

5. Tous est en interligne, et le pluriel a été ajouté à prisonnier.

6. Dangeau, p. 361 et 363; Sourches, p. 309-310; Mercure de no-

Cilly

apporte la

nouvelle

de la

victoire

d'Almanza.

on eut en tout huit mille prisonniers, parmi lesquels deux lieutenants généraux, six maréchaux de camp, six brigadiers, vingt colonels, force lieutenants-colonels et majors, et huit cents autres officiers, avec une grande quantité d'étendards et de drapeaux. 11 y eut treize bataillons entiers1.

Cilly des dragons, maréchal de camp2, arriva à l'Étang, avec cette bonne nouvelle3, où j'étois, et où Mme la duchesse de Bourgogne étoit venue de Marly, à qui Chamillart donnoit une grand4 collation5. Ma surprise fut extrême lorsqu'en me retournant j'avisai Cilly : je jugeai qu'il y avoit eu une action heureuse en Espagne; je lui demandai à l'instant des nouvelles de M. le duc d'Orléans, et je fus fort affligé d'apprendre qu'il n'étoit pas arrivé à l'armée. Chamillart dit tout bas la nouvelle à Mme la duchesse de

vembre-décembre 1707, p. 208-218; Gazette d'Amsterdam, n° xlix. Au mois de juin suivant, Dohna sollicita sa liberté en offrant de porter des propositions de paix en Hollande ; mais il était encore prisonnier en 1709.

1. Ces chiffres sont pris à Dangeau, p. 363, qui les a empruntés, ainsi que l'auteur des Mémoires de Sourches, p. 312, au rapport de Bulkeley, ci-après, p. 422. Une lettre du Dépôt de la guerre, vol. 2051, n° 33, donne des chiffres un peu différents, et finit en ces termes : « La main du Seigneur a agi dans cette affaire pour confondre les ennemis des deux rois et combler de gloire notre grand duc de Berwick, dont on ne peut assez louer le courage, la conduite, la présence d'esprit et l'intrépidité. Je puis en parler avec assurance, car je ne l'ai pas quitté d'un pas pendant toute l'action, que pour porter de temps en temps les ordres dont il m'a fait l'honneur de me charger. » Parmi les régiments ennemis qui souffrirent le plus était celui de réfugiés français que Cavalier avait levé en Hollande, et qui se trouva en face du régiment de la Couronne ; la lutte fut acharnée des deux côtés.

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