Tout comme Bergeyck, ci-dessus, p
3. On a vu (tome XI, p. 214) que notre auteur noua plus tard d'étroites relations avec le maréchal, et nous possédons même un certain nombre de lettres confidentielles qu'il lui écrivit alors (éd. 1873, tomes XIX et XXI) ; c'est donc en connaissance de cause, mais comme ami, qu'il trace ici un second portrait (le premier est dans notre tome XII, p. 60-61 et 334), cette fois au point de vue militaire.
4. Dans un éloge non terminé, mais qui pourtant a été reproduit en tête de l'édition des Mémoires de Berwick donnée dans la collection Michaud et Poujoulat, Montesquieu dit avoir souvent entendu le maré-
choses en Espagne.
qu'encore que leurs génies se trouvassent souvent opposés à la guerre, Berwick étoit un des hommes qu'il eût jamais connu1 avec qui il aimeroit mieux la faire : grande louange, à mon avis, pour tous les deux.
Manquement J'avois un chiffre particulier que M. le duc d'Orléans fatal de toutes m'avoit donné en partant, et lui et moi nous chiffrions et déchiffrions nous-mêmes2, et ne nous écrivions en chiffre que par les courriers3. Je lui proposai de cueillir au moins de grands fruits de cette grande défaite4, et le dessein de laisser Berwick en Aragon avec une médiocre armée, et de s'en aller avec le reste joindre le marquis de la Floride5
chai s'écrier « que la chose qu'il avoit toute sa vie la plus souhaitée, c'étoit d'avoir une bonne place à défendre. » Dans un article nécrologique également reproduit par l'éditeur des Mémoires, lord Bolingbroke a insisté sur les vertus militaires : « Il étoit particulièrement attentif à ménager la vie du soldat, soit en pourvoyant avec le plus grand soin à sa subsistance, soit en ne l'exposant qu'à des dangers inévitables, qu'on lui voyoit affronter le premier. Il étoit, avec cela, très exact à maintenir la discipline. En un mot, il fut généralement regardé comme l'égal des plus grands généraux de son temps, et, dans un pays de guerriers, il vécut assez pour se voir reconnu le premier de tous. » Les brouillons originaux de ces Mémoires sont conservés à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 6831.