Voyez la note 2 de notre tome IX, p
6. Tomes VII, p. 253, et VIII, p. 442-447. — 7. Ci-après, p. MO.
collègues comme les présidents à mortier à l'égard des premiers présidents1 ici, est tout à la fois ce que nous connoissons ici sous le nom de chancelier et de premier président, du prodigieux état duquel j'ai dit un mot en parlant de la dignité des grands d'Espagne2. C'est donc lui qui, avec ce conseil, juge en dernier ressort tout ce qui dépend de la couronne de Gastille, et qui, de plus, est le supérieur immédiat, en de certaines choses avec le conseil, seul en plusieurs autres, de tous les membres, non seulement de tous les tribunaux inférieurs de la Castille, outre qu'il l'est, avec le conseil, de ces tribunaux chacun en corps, mais il l'est de tous les régidors et de tous les corrégidors3, qui ont à la fois toutes les fonctions des intendants des provinces, des lieutenants civils, criminels* et de police, et de prévôts des marchands5, comme nous parlons ici. Mais toute cette puissance et toute cette autorité disparoît chaque semaine devant celle du roi6. Toutes les semaines, le conseil de Castille en corps vient chez le roi, son chef à sa tête, dans une pièce de son palais destinée à cela, à jour et heure marquée. Le roi s'y rend peu après, et y entre seul. Il y est reçu à genoux de tout le corps, qu'il fait asseoir sur des bancs nus et couvrir après qu'il