Dangeau, p
4. Les pleins pouvoirs pour conclure avec le prince Eugène furent envoyés à M. de Vaudémont le 26 février (Mémoires militaires, p. 381). Le traité fut signé le 43 mars par MM. de Saint-Pater et de la Javelière, qui avaient mené la négociation avec les comtes de Schlick et de Thaun; Eugène le ratifia le 44, comme garant, et le duc de Savoie, aussi comme garant, après que M. de Vaudémont eut donné sa signature (Mémoires militaires, p. 384). Le texte est reproduit dans ce même recueil, p. 753-768, avec l'état des forces françaises qui allaient se retirer, environ quinze mille hommes, et de leurs approvisionnements. « L'Empereur accepta cette capitulation, dit Voltaire (Siècle, p. 373); le duc de Savoie y consentit : ainsi l'Empereur, d'un trait de plume, devint le maître paisible en Italie. La conquête du royaume de Naples
Duc
de Mantoue,
dépouillé sans
être
averti,
se retire
précipitam-
Tout y fut fait assez à Ja hâte pour ne se donner pas le loisir1 d'en avertir le malheureux duc de Mantoue à temps, dont les places, l'État, et Mantoue même, furent remis aux troupes de l'Empereur5. Le duc de Mantoue se retira en diligence à Venise, avec ce qu'il put emporter de meilleur3,
et de Sicile lui fut assurée. Tout ce qu'on avait regardé en Italie; comme feudataire fut traité comme sujet. Il taxa la Toscane à cent cinquante mille pistolcs, Mantoue à quarante mille; Parme, Modène, Lucques, Gênes, malgré leur liberté, furent comprises dans ces impositions. » Quant à Philippe V, son grand-père l'avait prévenu, le 27 février, que la France ne pouvait plus soutenir la guerre de deux côtés à la fois, et qu'il fallait, de toute nécessité, subir l'évacuation; le jeune roi n'y consentit qu'avec peine, le 21 mars (Guerre, vol. 2048, n0" 490 et 224; Affaires étrangères, vol. Espagne 172, fol. 96, 97 et 169).