Ci-dessus, p
4. Passage en contrebas ménagé le long de la crête extérieure des fossés pour mettre les défenseurs à l'abri du feu de l'assiégeant.
5. Contre-garde, « espèce de fortification [triangulaire] au devant d'un bastion, d'une demi-lune ou d'un autre ouvrage » (Académie, 1718).
6. Une tentative de réparer cet échec eut le même insuccès : Dan-
M. le duc d'Orléans empêché
par Marcin
de disputer
la Doire,
puis de sortir
des lignes et d'y
combattre.
et, de plus, on ne savoit par où s'y prendre pour avancer1. La Feuillade, devenu de mauvaise humeur de son peu de succès, s'étoit rendu inabordable, et s'étoit acquis une telle haine des officiers généraux et particuliers, qu'ils ne se soucioient plus, pas un, des événements2. M. le duc d'Orléans reconnut les postes et les travaux du siège, il visita les lignes et le terrain par où le prince Eugène pouvoit venir et tenter le secours. Il fut mal content de tout ce qu'il remarqua au siège; il trouva les lignes mauvaises, très imparfaites, très vastes, et très mal gardées3. Il recevoit cependant des avis de toutes parts que l'armée impériale s'avançoit, résolue de tenter le secours. Il voulut marcher à elle et se saisir des passages de la Doire*, pour y faire, à la vérité moins sûrement et moins bien qu'à ceux du Taner, mais mieux au moins que dans des lignes si étendues, si mal faites, et si impossibles à garder partout5.
geau, p. 196 et 200; Mémoires de Sourches, p. 461-466; Gazette d'Amsterdam, n° lxxvi.
4. Pour la partie technique de ce siège, outre les Mémoires militaires, le Journal historique du commandant de l'artillerie piémontaise, l'étude du capitaine Mengin et les publications de Rousset ou des auteurs allemands sur le prince Eugène, on peut voir le Mercure de ju let, p. 390-399 et 424-444, et d'août, p. 360-388, la Gazette, p. 284-444, la Gazette d'Amsterdam, n09 xlvi à lxxvii, etc. Divers plans furent gravés dans le temps même, notamment pour le Theatrum Europœum, et nous avons au Dépôt de la guerre, vol. 4876, n08 437-440, des vues du donjon et de la citadelle de Turin fournies en 4705 par M. de Pallavicini. Des plans modernes sont joints au Journal historique, éd. 4838.