‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 489 sur 610 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Préface mise en tête des Lettres de M. de Marville, lieutenant gênerai de police, au ministre Maurepas, que je viens de publier pour la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de-France, tome I, p. lxxxih-lxxxv.

3. Par une lettre de l'abbé à Chamillart, datée de Fenestrelle, le 14 septembre, et dont la minute fait partie du dossier, on voit qu'au moment de partir pour l'armée, il y avait eu rivalité entre lui et Longepierre, soutenu par le duc de Noailles, la duchesse Sforce et Mlle de Chausserais ; c'est grâce seulement à l'intervention de Chamillart que Dubois obtint d'être chargé du chiffre, avec la confiance de la cour.

m APPENDICE IL

parce que, do cotte manière, il scia plus facile de les choisir et employer à mesure qu'on en aura besoin pour l'usage utile qu'on a dessein d'en faire. » Et effectivement, dans plusieurs liasses, chaque lettre est accompagnée d'un extrait sur feuille volante, et les pièces qui n'ont pas subi celle opération portent pour la plupart, au dos, des indications : « A revoir pour le journal, » ou : « A voir; bon en cas de journal, » etc.

Quel ami, quel historiographe, ayant assumé cette besogne en l'honneur du glorieux vaincu de Turin, l'a laissée inachevée, sans tirer autrement parti des matériaux déjà préparés ? C'est ce qu'il me parait impossible d'établir puisque le siège et la bataille de Turin n'ont été l'objet d'aucune publication spéciale dans le cours du dix-huitième siècle. Je n'ai pas réussi davantage à deviner comment les deux cartons sont entrés dans les archives que MM. de Chabrillan héritèrent, il y a environ cent ans, de leurs oncles les derniers ducs d'Aiguillon et le ministre Maurepas. Laissant de côté le duc d'Aiguillon que nous connaîtrons sous le nom de comte d'Agenois, et qui n'avait aucune raison de recevoir un tel dépôt, on ne peut pas supposer que ces papiers, restés entre les mains de Dubois, aient été saisis à sa mort, puisque le Dépôt des affaires étrangères n'eût pas manqué de les revendiquer. Mais M. de Maurepas était fort lié (on en a la preuve dans sa correspondance privée) avec les enfants du Régent, et fort curieux, en outre, de documents historiques : aurait-il reçu en communication, puis gardé par-devers lui ces dossiers de 1706 ? Je livre l'hypothèse pour ce qu'elle vaut, ne pouvant l'appuyer sur rien de précis.

Si ce n'est Maurepas, serait-ce son cousin et beau-frère le duc de la Viillière, dont la succession revint se confondre avec toutes celles que représente le chartrier actuel de MM. de Chabrillan ? Dans un carton voisin, j'ai trouvé, sous la date de 1723, des pièces relatives à la peste de Provence, et une note dit qu'elles venaient des bureaux de Dubois et furent remises à M. de la Vrillière, en 1766, comme ministre delà maison du Roi.

Je dois ajouter qu'une autre hypothèse m'était venue tout d'abord à l'esprit : c'est que Saint-Simon avait pu avoir, lui aussi, la même communication, soit des héritiers de son cher prince, soit de M. de Maurepas, qui lui rendit tant de services d'un autre genre; mais, en regardant de plus près le texte des Mémoires, je me suis convaincu qu'il n'en a rien été, car, d'une part, Saint-Simon n'eût pas manqué de se vanter de cette communication aussi bien que de celle des papiers de Chamillart, et, d'autre part, son récit fourmille de détails originaux qui ne se retrouvent pas dans les papiers du prince et ne peuvent venir que de sa correspondance confidentielle avec le duc, ou des entretiens qu'ils eurent ensemble à la fin de l'année 17061.

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