‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 49 sur 610 · Obligée, au féminin singulier, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Obligée, au féminin singulier, dans le manuscrit

2. La lettre du duc d'Orléans au Roi, 34 août, reproduite dans les Mémoires militaires, p. 270-274, est tout entière dans ce sens. « Atout prendre, disait-il, je persiste à croire que le moyen le plus sûr de remédier aux extrémités dans lesquelles nous allons tomber seroit un combat, au cas que les ennemis s'exposent à le recevoir. »

3. Ce corrigé en le. — 4. Ou plutôt sur les hauteurs qui dominaient cette colline boisée située à quinze minutes au delà du Pô, commandant la ville à l'est, et que M. de Savoie avait fait fortifier à nouveau (Mémoires militaires, p. 204-205).

troupes du siège. A cette raison du maréchal la réponse étoit la même qu'à celle des poudres : ce secours à jeter par la hauteur des Capucins dégarnie étoit incertain, il ne pouvoit être grand, il ne pouvoit être préparé ni appuyé d'aucunes troupes, et, si, avec ce secours, le prince Eugène se trouvoit réduit à n'oser combattre ou être battu, Turin étoit sans ressource, et, avec ce peu de secours jeté par les Capucins, étoit pris à l'aise quinze jours plus tôt ou plus tard. Cette dispute1 s'échauffa tellement, que Marcin consentit à un conseil de guerre, où tous les lieutenants généraux furent appelés2. La matière y fut débattue; mais la Feuiliade, gendre favori du ministre arbitre de la fortune de tout homme de guerre, et Marcin, dépositaire, disoit-on, du secret, n'avoient garde de n'être pas suivis. Le seul d'Estaing3 parla en homme d'un courage libre (M. le duc d'Orléans ne l'oublia jamais), et, seul aussi, y acquit de l'honneur4. Albergotti, Italien raffiné, prévit la honte et l'orage, et se tint à son poste sous prétexte de l'éloignement5. Tous les autres opinèrent servilement, de sorte que

1. Y eut-il dispute à proprement parler? Cela ne parait pas résulter du récit du général Pelet, p. 274-275.

2. Dangeau ne parle pas de ce conseil de guerre, mais bien les Mémoires de Sourches, p. 170. Il se tint le 1er septembre. Le procèsverbal en est imprimé dans les Mémoires militaires, p. 651-652.

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