‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 532 sur 610 · LETTRES DU DUC DU MAINE · texte numérisé non relu

LETTRES DU DUC DU MAINE

mis qui a rapport au Roi est si bien, que je ne vois point qu'elle puisse être mal reçue. Je vais donc la cacheter et l'envoyer sur-le-champ. Je ne puis cependant m'empécher de regarder comme une espèce de malheur les mauvaises dispositions que je vois entre vous et celui qui est chargé des affaires de France; car, outre que, franchement, cela n'est point du tout convenable en général, il en peut toujours arriver mille désagréments particuliers, ou au moins des tracasseries continuelles, qui, à la longue, importuneroient le Roi et ne seroient pas propres à lui redonner de vous, pendant votre absence, d'aussi bonnes idées que vous le desirez. Réfléchissez un peu à cela, je vous prie, Monsieur, et n'attribuez la liberté que je prends de vous dire ce que je pense qu'à l'amitié sincère que j'ai pour vous, et à l'envie que j'ai de répondre dignement à celle dont vous m'honorez1. »

1. En envoyant, le même jour, la lettre destinée au ministre, M. le duc du Maine rendit compte de la réponse qu'il venait d'adresser à Rome.

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