Ci-dessus, p. 178, note
2. Copie do billet accompagnant un mémoire justificatif sur l'affaire du Dauphiné d'Auvergne : Arch. nat., R2 66.
clic est bien ancienne H bien autorisée par la lettre <le saint Loin-. écrite il > a 459 ;uis, laquelle lettre marque en même temps, bien clairement, le droit de régale dont sainl Louis jouissoit pour loi* BD Auvergne, et spécialement <l;ins l'église de Brioude.
« Suivant, ce <|ue vous m'avez ordonné, Monsieur, je vous envoie le projet de l'ordre pour le chevalier de Bouillon, auquel vous ajouterez ou retrancherez tout ce que vous jugerez à propos, n'étant pas bien versé dans la secrétairerie d'État comme le sont vos commis qui dressent ces sortes de lettres.
« C'est avec vérité que je vous assure, Monsieur, qu'on ne peut être avec plus de respect et de sincérité à vous que j'y suis.
« Le cardinal de Bouillon. »
Le mémoire destiné au Roi porte en substance que les Bouillons se considèrent comme les plus proches héritiers, par leur grand'mèrc, de la maison de Bourbon-Montpensier, finie dans la personne de Mademoiselle. En vue de sauvegarder leurs droits, ils ont offert de se contenter du Dauphiné d'Auvergne, bien patrimonial pour eux, en y ajoutant toutefois, car le revenu n'est que de trois mille cinq cents livres, le pays de Combrailles, de même que MM. de la Trémoïlle se sont accommodés du duché de Chàtcllcrault et d'une vicomte en Poitou. Monsieur a voulu profiter de l'ardent désir des Bouillons pour éviter cette soulte : sur le conseil de son favori d'Effiat, il a objecté une promesse faite aux habitants du pays de Combrailles, et a offert de joindre à la « principauté Dauphine » celle de la Roche-sur-Yon. Voyant les négociations se faire difficiles et craignant un échec, le cardinal a fini par accepter le Dauphine seul, avec une soulte en argent pour le surplus des cent quarante mille livres qui devaient revenir à sa maison en rentes ou en terres. Alors un recul s'est produit du côté de Monsieur, sous prétexte que le dénombrement du Dauphine avait fait reconnaître une valeur supérieure à celle qu'on lui supposait et, en même temps, autour de lui, on ne s'est pas fait faute de répandre le bruit que c'était le Roi lui-même qui s'opposait à la conclusion de l'arrangement, y voyant un acte de vanité impertinente et ridicule de la part des Bouillons1. Le cardinal amis en campagne ses amis le chevalier do Lorraine et le duc de Villeroy, tous deux familiers de Monsieur ; mais il a eu l'imprudence d'écrire au premier une lettre, que d'Effiat et les gens du Palais-Royal se sont empressés de mettre en circulation comme un nouveau témoignage de l'impertinence de ses prétentions. C'est contre quoi le cardinal proteste.
1. Toute cette histoire a déjà été racontée par notre auteur en 1694, quoiqu'elle ne fût que de 1693 (tome II, p. 203-205), et c'est là qu'aurait dû se placer le présent appendice.
« L'usage ancien de la France est que, pour faire un baron, un comte ou un marquis, il faut avoir des lettres patentes du Roi qui concèdent cette qualité, que lesdites lettres soient scellées du grand sceau et enregistrées au parlement de Paris et à la Chambre des comptes; avoir des terres assez belles pour porter ces titres, et être de condition noble et ancienne. Néanmoins, contre cet ordre établi, depuis peu une si grande quantité de personnes de peu de naissance, et aussi peu de biens, se sont faits comtes et marquis sans lettres du Roi, par la seule volonté de l'être et le commandement à leurs valets de les appeler ainsi, que ces titres et ces qualités ne font plus aucune distinction parmi les hommes.
« Le désordre n'est pas demeuré dans les qualités de comtes, de marquis; mais il a passé jusques à celle des ducs, qui est la première et la plus haute dignité que les Rois puissent donner à leurs sujets. Et cette qualité, qui n'étoit anciennement que pour les princes du sang, et qui, depuis quelque temps, a été accordée à quelques familles très illustres par les grands personnages qu'elles ont eus, par les grands et longs services rendus à la couronne, et par les grandes
1. Ci-dessus, p. 209, note 6. — En tête de l'exemplaire imprimé de cette plaquette qui appartient à la Bibliothèque nationale (Lm5 114), on a ajouté à la main la note qui suit : « Cet écrit fait voir que les maisons de la Trémoïllc et de Bouillon .n'ont aucun droit de prendre la qualité de princes. » Nous en trouvons une copie dans le dossier du procès du cartulairede Brioude formé pour MM. Joly de Fleury (ms. 2460, fol. 212-219), et une autre dans le volume des Papiers de Saint-Simon consacré aux Princes étrangers (vol. 31, aujourd'hui France 186, fol. 14-19), avec ce titre : « Mémoire fait peu de temps après la paix des Pyrénées. » En supprimant les premières pages, qui ne sont qu'une dissertation sur les désordres causés paT une minorité et sur les moyens réguliers d'y remédier, on saisira, sur le reste, l'analogie que ce mémoire présente avec l'argumentation employée dans le présent volume contre les Bouillons, et, dans le tome suivant, contre les la Trémoïlle. Nous aurons à revenir sur les usurpations, prétentions et félonies de la maison de Bouillon en 1710, à l'occasion de- Mémoires qu'elles inspirèrent alors à Saint-Simon; mais il faut dès à présenl indiquer, dans !<• ms. Clairambault 517, fol. 173-275, un très long morceau qui est peut-être dû à la collaboration de Clairambault lui-même avec d'Hozier, et où l'historique des la Marck et des Bouillon est traité au même point (h; vue où notre tuteur s'est placé, mais avec plus d'autorité et de précision.
alliances que ces familles ont prises durant la minorité «lu Roi, cette dignité a été donnée à tant de personnes, qu'elle s*est rendue de nulle considération. El ce mal «mi a produit an beaucoup plus grand : quelques personnes, abusanl <!<• la nécessité que la guerre, dans une minorité, :i apportée en cel État, '«ni voulu se faire reconnoltre h déclarer princes, et, pour y parvenir, ils ont recherché des raisons chimériques, prétendant aveugler les personnes non instruites dans l'histoire. C'est pourquoi Ton a .estimé devoir réfuter ces mus» - raisons et faire voir que ces principautés à la modo ne sont pas mieux fondées que les marquisats nouveaux.
« Les maisons de la Trémoille et de Bouillon, seulement, ont fait imprimer les titres et les raisons sur lesquelles elles prétendent fonder leurs principautés, auxquelles il est fort facile de répondre par leurs propres écrits.
« La maison de la Trémoille n'a pas commencé ce désordre; mais elle l'a suivi, pour ne vouloir pas être précédée par des personnes qu'elle avoit toujours précédées.
« Les maisons de la Trémoille et dé Bouillon sont très bonnes, tant pour les grands personnages qu'elles ont portés, que pour les bonnes alliances qui y sont entrées, et, comme telles, elles doivent être considérées, mais nullement comme princes, ce qui sera facile à voir et à juger.
« Pour l'intelligence de la prétention de principauté en la maison de la Trémoille, il faut savoir qu'elle vient de ce que Frédéric d'Aragon, environ l'an 1500, se réfugia en France. Il maria une sienne fille, Charlotte d'Aragon, avec un seigneur de la maison de Laval, et une fille de la maison de Laval a été mariée dans la maison de la Trémoille.
« On prétend qu'à Frédéric d'Aragon appartenoient le royaume de Naples et la principauté de Tarente, lesquels lui étoient retenus par force du roi d'Espagne ; que ce même droit sur le royaume de Naples a appartenu à ladite Charlotte d'Aragon par la mort de son père Frédéric et de ses frères, et que, la maison de Laval étant finie, comme le bien de la maison de Laval est passé en la maison de la Trémoille, le droit apporté par ladite Charlotte dans îa maison de Laval sur le royaume de Naples et sur la principauté de Tarente est aussi passé dans la maison de la Trémoille; et l'on prétend que ce droit a aussi apporté le titre de prince dans cette maison.
« Mais il est aisé de montrer que, quand même tout ce que l'on dit seroit véritable, cela ne rendroit pas princes ceux de la maison de la Trémoille, pour trois raisons :
« La première, parce que Frédéric venoit d'un fils naturel, lequel n'a pu succéder au royaume de Naples au préjudice des rois de France et d'Espagne, qui y avoient droit. Cela se voit par la généalogie que M. de la Trémoille a fait imprimer.
« La seconde est que ledit Frédéric a renoncé par acte authentique
à tout le droit qu'il pouvoit prétendre au royaume de Naples, au profit du roi de France. Partant, Frédéric n'ayant plus ce droit, il ne l'a pu transporter à Charlotte sa fille : ce qui a été reconnu si véritable, qu'aucun de la maison de Laval n'a jamais pris la qualité de prince, et ladite Charlotte, même dans son contrat de mariage, n'a point été nommée princesse, et n'a eu en dot que la somme de cent mille livres, moyennant quoi elle a renoncé à tout droit.
« La troisième est que, quand Frédéric seroit légitime, quand il n'auroit point renoncé au droit qu'il pouvoit avoir sur ledit royaume de Naples, et quand même Charlotte et ceux de la maison de Laval auroient eu la qualité de princes (ce qui n'est pas), une fille de la maison de Laval passée par mariage dans la maison de la Trémoille n'auroit pu rendre son mari prince et ses successeurs, parce que la femme n'anoblit pas l'homme, mais l'homme la femme; et encore moins en ce que la maison de Laval, d'où .est entrée une fille dans la maison de la Trémoille, n'a jamais pris la qualité de prince, quoique la maison de Laval ait eu ce droit jusques en l'an 4605, qui est plus de cent ans, et la maison de la Trémoille depuis 1605 jusques en 4648, sans songera cette principauté.
« Il est sans doute que, pour être roi, il faut avoir un royaume, et qu'une prétention sur un royaume, quelque légitime qu'elle puisse être, ne fait pas un homme roi. La seule question qui se pourroit faire sur ce sujet est de savoir si une femme, apportant un royaume à son mari, feroit son mari prince. Il est sans doute qu'elle feroit son mari roi, et les enfants qui viendroient de ce mariage princes; mais son mari ne seroit pas prince, parce que la naissance seule fait les princes, comme un anoblissement fait les enfants de cet anobli gentilshommes, mais l'anobli ne l'est pas. A plus forte raison une femme qui n'apporte pas un royaume, mais une prétention contentieuse sur un royaume, ne faisant pas son mari roi, ne fait pas princes les enfants qui en viennent.
« Quant à la maison de Bouillon, il est aisé de faire voir trois choses, savoir :
« 1° Que ceux qui ont possédé de toute ancienneté la seigneurie de Sedan n'ont jamais pris la qualité de princes, et n'ont point nommé Sedan terre souveraine;
« 2° Que Sedan n'est point une terre souveraine ;
« 3° Que la maison de la Marck, ni celle de Turenne n'ont aucun droit à la duché de Bouillon.
« Il se voit que la terre et seigneurie de Sedan a été possédée longues années par les seigneurs de Jausse en Brabant. En l'an 4328, la terre de Sedan fut baillée en partage à Guillaume de Jausse, son frère aine. En l'an 4360, la seigneurie de Sedan échut en partage à Marie de Jausse, laquelle épousa Hugues de Barbanson, seigneur de Bossu : duquel mariage vint Jean de Barbanson, seigneur de Bossu et de Sedan.
:,;w APPENDICE VII.
« Ladite seigneurie de Sedan passa par un Mariage dans la maison de Braquemont, et il se voit que Guillaume, seigneur de Braquemont, bailla à son lils Louis de Braquemont, es l'an 1110, la seigneurie de Sedan; et, en l'année 1424, Louis de Braquemonl douni k Marie de Braquemont, sa sœur, la seigneurie de Sedan, et la maria avec Eyerard, seigneur de la Marck. Plusieurs seigneurs de la maison de la iMarck ont possédé ladite seigneurie de Sedan sans avoir jamais pris la qualité de princes, ni qualifié Sedan du nom de terre souveraine, oinme il se justilie par tous les contrats de mariage, testaments et utres actes de tous ceux de la maison de la Marck produits par M. de Bouillon au procès contre la maison de la Marck, l'an d(j!>.'>, dans un factum qu'il fit lors imprimer.
« Les déclarations des rois Charles IX, Henri IV et Louis XIII données en faveur des ducs de Bouillon ne les qualifient point princes, ni Sedan terre souveraine. Aussi Sedan, lorsqu'il fut baillé à la maison de la Marck, étoit un fort petit village qui dépendoit de la seigneurie de Mouzon comme plusieurs autres villages qui sont entre Sedan et Mouzon.
« En l'an 1446, Robert de la Marck IIe, seigneur de Sedan, joignit à Sedan les terres de Jametz et de Fleurange.
« Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eut deux filles, dont l'une fut mariée à la maison d'Aumale, et l'autre à la maison de la Marck. En l'an 1547, Robert de la Marck IIIe, seigneur de Sedan, par la faveur que Mme de Valentinois avoit auprès du roi Henri II, fit échange avec ledit roi de tous les villages qui lui appartenoient à cause de la seigneurie de Mouzon, qui sont tous les villages qui se trouvent à l'entour de Sedan ; et c'est ce qui a rendu Sedan considérable.
« Si le seigneur de la Marck eût prétendu être prince, et Sedan une terre souveraine, il se fût servi de la faveur de sa belle-mère pour se faire déclarer prince, et Sedan une terre souveraine. En l'an 1549, ledit Robert de la Marck acquit Raucourt de Charles de Luxembourg, vicomte de Martigues, et de Claude de Foix, sa femme, à qui Raucourt appartenoit.
« Pour faire voir que Sedan n'est point une terre souveraine, il se justifie qu'elle a toujours relevé de la seigneurie de Mouzon par plusieurs titres qui sont dans les archives de l'archevêché de Reims, duquel Sedan relevoit avant qu'il eût fait l'échange de la seigneurie de Mouzon avec le Roi.
« Cela se voit aussi par un acte passé entre l'évêque du Liège et l'archevêque de Reims, en l'an 1°259, par lequel, sur une difficulté mue entre eux touchant le finage de Douzy, ils transigèrent et demeurèrent d'accord que tous les villages qui sont entre la rivière de Chien et la forêt de Bouillon demeureroient par moitié en la sujétion et domination des deux prélats, savoir : Douzy, Bazeilles, Sedan, Franclieval et plusieurs autres; par laquelle transaction il se voit que
Sedan n'étoit qu'un village, et que ce n'était pas une terre souveraine, non plus que les autres villages. Cette transaction est dans les archives des chapitres de Liège et de Reims.
« Les choses ont demeuré en cette sorte jusques en l'an 1379, que l'évêque et chapitre de Reims baillèrent au roi de France Charles V leurs seigneuries de Mouzon et de Beaumont-en-Argonne, par échange avec la ville de Vailly, située à quatre lieues de Soissons. Ce contrat d'échange fut enregistré au parlement de Paris, et lesdites seigneuries de Mouzon et de Beaumont-en-Argonne furent unies à la couronne de France en l'an 1381.
« En l'an 1455, Jean de la Marck commença à fortifier Sedan ; mais le gouverneur de Mouzon fit saisir et mettre en la main du Roi ladite seigneurie de Sedan pour avoir été entrepris par ledit Jean de la Marck, seigneur de Sedan, de le fortifier sans la permission du Roi : ce qui obligea ledit seigneur de la Marck de recourir au Roi, lequel lui donna permission de faire ladite fortification de Sedan, et lui fit donner mainlevée de la saisie de Sedan faite sur lui par le gouverneur de Mouzon.
« En Tan 1518, le roi François Ier envoya une commission au gouverneur de Mouzon et officiers pour faire saisir Sedan à faute d'avoir rendu les foi et hommage qu'il devoit au Roi à cause de la seigneurie de Mouzon. Ledit de la Marck se retira vers le Roi, lequel lui fit de grands biens et lui donna de grandes pensions, et à ses enfants, qui tous servoient fort bien le Roi contre l'Empereur.
« Il se voit, par les états des garnisons que le Roi mettoit aux places frontières de la Champagne pour les conserver, qu'il y avoit deux cents hommes de pied et vingt hommes d'armes dans la ville de Sedan, pour la garde, payés de trois mois en trois mois par les ordres du Roi.
« Il se voit aussi, par les comptes des commis à la recette ordinaire de Mouzon, qu'ils tiennent compte en recette des deniers que les habitants de Sedan payoient au Roi pour le droit de sauvement.
« Souventes fois la seigneurie de Sedan a été baillée en partage à des cadets, ce que l'on n'auroit pas fait, si Sedan eût été une terre souveraine. Tous les titres susdits et plusieurs autres concernant la souveraineté du Roi sur Sedan sont dans les archives des Chartres du Roi, à Paris. Il se trouve aussi dans le greffe du parlement de Paris et dans celui de la Chambre des comptes plusieurs actes qui justifient ce même droit.
« Il est aussi fort facile de faire voir que la maison de Bouillon de la Marck et celle de Bouillon de Turennc ne sont point ducs de Bouillon et n'ont aucun droit à ladite duché.
« L'évêque et le chapitre de Liège ayant accoutumé de tout temps de mettre des capitaines dans leurs châteaux et places fortes pour lesconserver durant la guerre, ils baillèrent la capitainerie de leur château de Bouillon à Messire Robert de la Marck, seigneur de Sedan, lequel
envoya le bâtard de Noire-Fontaine faire pour lui le serment de fidélité, pour la capitainerie du château de Bouillon, à l'évêque et chapitre de Liège. Ces lettres se voient dans les archives du chapitre de Liège. Ce serment fut fait en l'an 1460.
« Ceux de la maison de la Marck disent qu'ils acquirent en ladite année 4460 le duché de Bouillon de l'évêque et chapitre de Liège. Ce titre ne se voit point, et, quand même il seroit véritable, il seroit de nulle valeur, parce que le duché de Bouillon est du domaine de l'Église, et partant inaliénable. Il y a peu d'apparence que ledit duché <!<• Bouillon ait été acheté, parce que ceux du Liège reprirent ledit château de Bouillon après le décès du cardinal de la Marck, évèque du Liège, et l'ont toujours eu depuis, et, le roi Henri II ayant eu un différend avec ceux du Liège, il leur fit la guerre. M. le connétable de Montmorency, commandant l'armée du Roi, y prit plusieurs places et châteaux, qui étoient à ceux du Liège, entre lesquels étoit Bouillon; mais, par l'accord qui fut fait entre le Roi et ceux du Liège, toutes leurs places leur furent rendues, même leur château de Bouillon, quelque instance que put faire M. de la Marck. Au contraire, les députés de Liège ayant fait savoir que ledit sieur de la Marck n'avoit aucun droit audit duché, si ledit duché eût appartenu audit de la Marck, il lui auroit été baillé par le roi Henri II, qui étoit bien aise de le gratifier à cause de Mme de Valentinois, qu'il aimoit, et qui avoit grand pouvoir sur son esprit, laquelle étoit belle-mère dudit de la Marck.
« Il semble que les choses ci-dessus sont suffisantes pour faire connoitre que les maisons de la Trémoille et de Bouillon n'ont aucun droit de prendre la qualité de princes.
« Si les autres prétendant nouvellement cette qualité mettent au jour les raisons de leurs prétentions, il ne sera pas moins facile d'y répondre. »