Notre auteur fait intervalle du féminin
5. La relation du comte de Muret, reproduite dans les Mémoires militaires, p. 656-657, porte sur cette partie de l'action. Lorsque le duc d'Orléans avait fait sa première inspection du 29 (ci-dessus, p. 41), son impression, ainsi que celle de Marcin, fut que l'étendue des lignes de eireonvallation était effrayante et qu'elle eut donné tout à craindre, si le côté par où l'introduction des secours pouvait être plus aisée ne se fût trouvé inattaquable par sa situation même au débouché du pays
reçut un coup qui lui perça le bas-ventre et lui cassa les reins, et | tut] pris en même temps et conduit en une cassine éloignée l. La Feuillade couroit éperdu partout, s'arrachant les cheveux, et incapable de donner aucun ordre2. Le duc d'Orléans les donna tous, mais fort mal obéi. 11 fit des merveilles, toujours dans le plus grand feu, avec un sens froid qui voyoit tout, qui distinguoit tout, qui le conduisoit partout où il avoit le plus à remédier et à soutenir par son exemple, qui animoit les officiers et les soldats. Blessé d'abord assez légèrement vers la hanche, ensuite près du poignet dangereusement et très douloureusement3, il fut inébranlable. Voyant que tout commençoit à s'ébranler, il appeloit les officiers par leur nom, animoit les soldats de la voix, et mena lui-même les escadrons et les bataillons à la charge. Vaincu enfin par la douleur et affaibli par le sang qu'il perdoit, il fut contraint de se retirer un peu pour se faire panser4. A peine en donnat-il le temps, et retourna où le feu étoit le plus vif5; mais
montucux (Guerre, vol. 4963, n° 313). Feuquière, qui a un chapitre spécial sur l'attaque des lignes de circonvallation dans ses Mémoires, tome III, chap. lxxix, fait -ressortir (ibidem, p. 469-170, et tome IV, p. 86-93, 453-464 et 497) les fautes commises par la Feuillade dans l'établissement de celles-ci, à peine ébauchées (railleurs lorsque le prince Eugène entreprit de les forcer. Quincy dit que Ton crut à une feinte pour nous faire dégarnir les Capucins et faciliter ainsi l'entrée dans Turin, et que c'est probablement cette raison qui avait porté la cour à détendre au maréchal de Marcin de sortir des lignes. Par suite». le duc de Savoie et Eugène se trouvèrent, avec trente-cinq mille hommes, devant des retranchements imparfaits et défendus seulement par huit mille hommes.