Tome XI, p. 109, note
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de l.i petite expédition du Prétendant en 1716, Peut-être était-il déjà tout à cette retraite, à ces méditations de la dernière heure dont témoigne la pièce <lc vers intitulée : l'Usage de la vie dans la vieillesse. S;i lin lui iiussi pieuse que celle (Je Gramont. C'est à Saint-Germain, le 21 avril 17191, qu'il mourut, âgé de soixante-quatorze ans2.
Richard Hamiltoo, le cinquième frère, français de cœur et d'esprit tout comme Antoine, servit, lui aussi, dans notre armée, au régiment de Royal-RoussiUon, mais lut forcé de quitter la cour en 1 uS.Ki, pour avoir compromis la belle princesse de Conti et même s'être battu en son honneur contre Alincourt. Rentré alors dans l'armée du roi Jacques, pris à la Boyne et enfermé par les orangistes à la Tour, il se fit échanger contre le lord Montjoyc et vint reprendre sa place à la cour de Saint-Germain et à celle de Versailles, où Louis XIV le reçut très bienveillamment. Il ne se montra pas moins dévoué au prétendant Jacques III qu'à son père ; nous le verrons partir avec ce prince pour l'expédition d'Ecosse en 1708, le suivre dans la campagne de Flandre en 1709 et dans la tentative de 1716 sur l'Ecosse, et faire les fonctions de maître de sa garde-robe. Il mourra en décembre 1717, chez sa nièce Gramont, abbesse de Poussay. Saint-Simon fera alors son éloge, mais en le confondant avec l'auteur des Mémoires de Gramont, et, par suite, il passera sous silence la mort de celui-ci en 1719. Comme Antoine, Richard revint sincèrement à la foi et aux principes religieux avant de mourir; mais, paraît-il, il préférait la bonne chère aux plaisirs de l'esprit. C'était un des habitués du cercle du cardinal de Bouillon avant les temps de disgrâce 3.
Tous ces Hamilton se firent un point d'honneur de rendre au chevalier de Gramont l'hospitalité dont plusieurs d'entre eux, et leurs princes mêmes, avaient joui en France pendant les temps difficiles. Ils possédaient une .sœur charmante, Elisabeth, âgée alors d'environ vingt-