‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 543 sur 610 · Et non en août 1720, comme on l'écrit souvent · texte numérisé non relu

Et non en août 1720, comme on l'écrit souvent

2. Acte d'inhumation relevé dans les notes de Rochebilière, ms, Nouv. acq. fr. 3618, n° 4071, et dans le livre de M. J. Dulon (1897) : Jacques II Stuart, sa famille, et les Jacobites à Sainl-Germain-en-Laye.

3. Le Dictionary of national biography n'a consacré des articles à peu près suffisants qu'à Antoine et à Richard. Sur Georges, celui qui périt glorieusement en 1676, dans l'armée française, on peut voiries Lettres liist civiques de Pellisson, tome III, p. 112 et 120, la Gazette de 1676, p. 433, et la Chronologie militaire, tome VI, p. 429; sur le marin mort en 1G73, la Correspondance de Bussy-Rabutin , tome II, p. 260 et 265; sur Jean, mort de ses blessures à Dublin en 1691, le Journal de Dangeau, tome III, p. 423; sur Richard, notre tome XII, p. 251, note 3, le Chansonnier, ms. Fr. 12 690, p. 428, le Journal de Dangeau, tomes III, p. 431, IV, p. 61 et 72, XII, p. 94 et 434, XIV, p. 349, XVI, p. 316, et XVII, p. 216, les Mémoires de Sourchcs, tome I, p. 203, etc.; sur Antoine enfin, le Journal de Dangeau, tomes I, p. 131, 136, 146 et 151, II, p. 324 et 399, III, p. 118, les Mémoires de Sourches, tome I, p. 188-189, la Correspondance administrative, par Depping, tome II, p. xxxvm.

deux ans, et qui avait refusé les plus beaux partis, le duc de Richmond, le neveu du comte de Saint-Albans Jermyn, le fils du comte d'Arundel, plus tard duc de Norfolk, Richard Talbot, plus tard comte de Tyrconnel, etc. Gramont lui plut, une galanterie réglée s'établit entre eux : si bien que, lorsque le chevalier, arrivé au terme de sa disgrâce, reprit le chemin du port de Douvres, Georges et Antoine coururent à sa poursuite. On connaît la jolie scène ensuite de laquelle Gramont s'exécuta aussi galamment qu'il en avait été courtoisement sommé. Le contrat de mariage fut passé sans autre retard, le 9 décembre 1663 (style anglais)*, et le jeune ménage ne partit pour la France que le 3 novembre suivant, ayant déjà un fils né le .7 septembre, mais qui ne vécut point. Ils étaient invités à revenir par Louis XIV lui-même 2, qui, en février 1667, donna à Mme de Gramont une septième place de dame du palais, à son mari un brevet d'affaires, avec six mille livres de pension et le logement au palais Biïon3, et emmena le comte dans la campagne de 1668. Par son éloquence plaisante et insinuante, Gramont contribua alors à la reddition de la ville de Dole4. En 4670, il fut envoyé à Londres pour obtenir que le duc de Buckingham vint à la cour do Fiance sous prétexte d'apporter les condoléances de son maître sur la mort de Madame Henriette, mais en réalité pour ratifier le traité d'alliance préparé par les soins de cette princesse5.

Gramont suivit encore le Roi dans les campagnes de 1672 à 1678, en Hollande, à Maëstricht, à Cambray, à Namur. Cette dernière année, il hérita de son frère aîné Toulongeon, et il eut sa lieutenance générale de Béarn en février 1679, mais à condition qu'il la rendrait à l'un de ses neveux, le second Feuquière, contre une somme de cent mille livres6. Il remplit encore deux autres missions à Londres, en 1685 et en 1688 7, reçut, au mois de janvier 1687, le gouvernement du pays d'Aunis, et, en août 1688, recueillit la succession de sa sœur germaine

1. Cabinet des titres, dossier bleu Hamilton, 8904, fol. 8 v°. Voyez nos tomes VI, p. 216-217, et XI, p. 110, le Comte de Comingcs, par M. Jusserand, p. 93-96, Henriette-Anne d'Angleterre, par le comte de Bâillon, p. 145- 148. Les prétendus Mémoires de Gramont lui-même ne contiennent pas l'anecdote de la poursuite des frères courant après le chevalier; on ne la connaît que par une lettre que lord Melfort écrivit à Richard Hamilton vingt-cinq ans après.

2. Œuvres de Louis XIV, tome V, p. 170; Henriette-Anne d'Angleterre, p. 147 et 183.

3. Gazettes en vers, tome II, p. 695; Correspondance de Bussy-Uabulin, tome I,p. 17 et 20-21; l'abbé de Dangeau, Bienfaits du Roi, ms. Fr. 7656.

4. Œuvres de Louis XIV, tome III, p. 101-104; Rousset, Histoire de Louvois, tome I, p. 135-136.

5. Archives de la Bastille, tome IV, p. 43. Grnmont avait trahi Vafdes auprès de Madame {Mémoires de Mme de la Fayette, p. 98).

6. Lettres de Mme de Sévignr, tome VI, p. 9; Correspondance de Rusai/, tome IV, p. 468-469 et 473.

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