‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 551 sur 610 · Le maréchal de Villeroy · texte numérisé non relu

Le maréchal de Villeroy

Îi70 APPENDICE X.

attendez depuis si longtemps1. Je n"ai pas un moment pour respirer; ce sera un ouvrage du jour de la Toussaint.

« Le Roi m'a ordonne de vous marquer que S. M. croit votre présence nécessaire en Flandres jusque vers la fin de novembre. Vous pourrez, pour lors, venir passer quelque temps auprès d'elle, et laisserez M. le comte de Gacé pour commander en votre absence, comme le plus ancien lieutenant général.

« Le Roi m'a fait l'honneur de me dire, en lui lisant votre lettre du 16, que, si tous ses sujets l'aimoicnt autant que vous, et s'ils avoieut autant de courage et d'élévation, il seroit maitre du monde, s'il vouloit. Vous méritez l'estime et l'amitié qu'on a pour vous.

« Pardonnez, Monseigneur, si je vous parle avec cette liberté; vous n'en êtes pas moins respecté par celui qui est, avec un véritable attachement et un parfait dévouement, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

« Chàmillàrt. »

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