‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 585 sur 610 · Recherches et considérations, tome II, p · texte numérisé non relu

Recherches et considérations, tome II, p

4. Contrôleurs généraux, tome II, n08 741, 1011 », 1081, 1104 n, 1111 n, etc.

5. Cette déclaration ordonnait la conversion en billets de cinq cents livres et de mille livres, avec transformation de vingt-cinq millions en billets des fermiers généraux payables en cinq ans avec intérêt à cinq pour cent, et obligation pour les porteurs de fournir un quart en espèces dans tout payement.

G. Mémoires militaires relatifs à la guêtre de Succession, tome VI, p. 571 et 576-577.

7. Recherches et considérations, tome II, p. 162-164. Le Contrôle général fit faire, de la correspondance et des mémoires de cette période et de l'année 1707, une copie en trois volumes qui est aujourd'hui conservée dans le carton G7 1620.

des billets, cours forcé, défense de prendre plus de six pour cent d'escompte, conversion en billets des fermiers généraux à cinq ans, avec intérêt à cinq pour cent, et en billets des receveurs généraux, affectation d'une somme annuelle pour le remboursement sur le produit de la ferme des postes ou des recettes générales, fixation de ce remboursement d'après la date de l'enregistrement des billets,... tout fut inutile. L'agiotage restait maître du papier à soixante et quatre-vingts pour cent de perte. Enfin on arriva à étendre à tout le Royaume le cours des billets, restreint jusque-là à Paris1. A partir du 20 mai 1707, partout et en tous payements, il pourrait être versé un tiers en billets de monnaie, .même dans les recettes royales, sauf celles dont l'encaisse était réservée pour le payement des rentes de la ville ; les anciens billets de mille livres et au-dessus seraient échangés contre des coupures de deux cents livres ou plus, jusqu'à concurrence de vingt millions, avec intérêt à cinq pour cent pour les coupures supérieures à mille livres; la conversion du reste en billets des fermiers généraux ou des receveurs généraux, ou bien en rentes au denier dix-huit, serait continuée jusqu'à concurrence de vingt-cinq millions.

D'autre part, on voulut user du crédit du clergé : le Roi offrit de lui abandonner quinze cent mille livres de rente sur la ferme des postes à condition qu'il ferait un emprunt, au denier vingt-deux, de trente trois millions de billets de monnaie non convertis 2.

Un mémoire du temps, pris entre vingt autres, fera connaître quel était alors l'état des choses.

Mémoire sur la matière des billets de monnoie*.

« Il a été vérifié qu'il en avoit été fait en tout pour cent soixantequatorze millions. C'est environ pour le tiers de la valeur de ce qu'il y a d'espèces monnoyées en France, puisqu'il a été vérifié, par la première réforme faite en l'année 1690, qu'il a été réformé pour plus de six cents millions d'espèces : les billets de monnoie pour la valeur de cent soixante-quatorze millions faisoient donc une augmentation d'un tiers en sus des biens du Royaume.

« Il n'y avoit, pour faire regarder les billets comme tels, qu'à en ménager le cours et la valeur. Lorsque les Hollandois en virent l'éta-

1. C'est le temps où Mme de Maintenon, terriblement inquiète, écrivait à son ami Villeroy (2 janvier 1707) : « Je ne puis croire que tout ce qui se fait là-dessus ne soit pas consulté à bien des financiers. »

2. Forbonnais, tome II, p. 169, 13 avril 1707. Le discours prononce à cette occasion par M. le Pcletier de Souzy, au nom du Roi, est imprimé dans le tome VI des Procès-verbaux, col. 953-955. Par la Gazette d'Amsterdam, n° xvn, on voit que, primitivement, le clergé ne devait se charger que de vingt et un millions, les états de Languedoc de huit, ceux de Bretagne de huit aussi, ceux de Bourgogne de quatre, et ceux de Provence de deux.

Page 1