‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 593 sur 610 · Tome I, p. 120 et note 2. — 4. Ibidem, p · texte numérisé non relu

Tome I, p. 120 et note 2. — 4. Ibidem, p

5. Le P. Lauras : Nouveaux éclaircissements sur l'assemblée de 1682 (d'après les Mémoires de Sourc/œs), p. 21 et suivantes. Voyez notre tome II, p. 349, note 3.

G. Mémoires de l'abbé le Gendre, p. 128-129.

m APPENDICE XV.

parlait «lovant la grand'chambrc. — tën 1097, il protesta contre l'archevêque de Reims et les quatre évoques dont était Bossuet lui-même, parce qu'ils avaient demandé au Pape de censurer le livre du cardinal Sfondrate sur la Prédestination. « Quel scandale! disait-il, cette conduite est contraire aux libertés de l'église gallicane, aux maximes du Parlement, à l'autorité et à la juridiction des évêques1. »

Quoique riche par lui-môme, Harlay fut longtemps gêné du payement des intérêts des sommes que son père avait empruntées pour acheter au prix énorme de quatorze cent mille livres la charge de procureur général, qui ne fut pas revendue cinq cent mille livres; aussi Louis XIV vint-il souvent à son secours : en août 1684, il lui fit donner deux cent mille livres par le Trésor royal2; à la fin de 1686, il le gratifia encore de cinquante mille livres pour l'aider à payer le Ménilmontant aux héritiers de M. du Housset8, et, quand il fallut revendre cette demeure de plaisance, en 4696, le premier président obtint en place un des appartements du château de Vincennes4. Ce séjour royal devait lui plaire d'autant mieux qu'il aimait beaucoup la chasse; mais, comme on l'a vu ci-dessus (p. 376, note 2), il acquit Grosbois cinq ans plus tard, et le Roi lui donna alors trente mille livres.

Chamillart arrivant aux finances, un de ses premiers soins fut de faire payer au premier président deux belles sommes de cent cinquante et de cinquante mille livres, et de porter sa pension à neuf mille livres5. Harlay lui rendit amplement ce service en conseils sur la matière des affaires extraordinaires et des édits bursaux6. En 1703, la somme totale qu'il touchait annuellement au Trésor royal s'élevait à trente-six mille cinq cents livres, et se décomposait ainsi : gages du Conseil (réduits d'un quart par le retranchement), 15001*; appointements de premier président (idem), 12000*; pension (idem), 3000n; pension ordinaire, 9000ft; secrétaires, 20001fc; rétablissement du quart retranché sur les appointements et gages, 9000*. A partir du 17 novembre de la même année, nous avons vu7 qu'il lui avait été assuré une autre pension de vingt mille livres, c'est-à-dire celle de ministre, pour le cas où il se démettrait de la première présidence.

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