Principalement aux tomes VII, p. 110, et XII, p
5. Robert-Jean-Antoine de Franquctot, comte de Coigny, mestre de camp du régiment Royal-Étranger en 1673, gouverneur et grand bailli de Caen en 1680, inspecteur de cavalerie en janvier 1686, brigadier au mois d'avril de la même année, maréchal de camp et aide de camp de Monseigneur en 1690, lieutenant général en 1693, fut nommé directeur général de la cavalerie et des dragons le 21 décembre 1694. Il mourut commandant en chef do l'année de la Moselle, le 10 octobre 170i.
6. Le comte de Coigny avait épousé, en 1688, Marie-Françoise de Mil li- non, fille de François de Matignon, qui était mort en 1675, et sœur
vieux Genlis1, directeurs en Catalogne2, avec Nanclas3 et le marquis du Cambout ' sous eux; et en Italie, Larrey 8 et Saint-Silvestre6, et Villepion7, Chartoigne8 et le comte de Chamilly 9 sous eux .
des trois comtes de Matignon, de Torigny et de Gacé. Elle mourut le Il octobre 1719, à l'âge de soixante et onze ans.
1. René Brûlart, marquis de Genlis, fils et petit-fils de secrétaires d'État, avait été successivement cadet aux gardes, mousquetaire, capitaine aux gardes, colonel et brigadier de cavalerie, maréchal de camp en 1670, et enfin lieutenant général en 1677. Il possédait depuis 1669
a charge de capitaine-lieutenant des gendarmes d'Anjou, et, depuis le mois de mai 1681, le gouvernement du fort Barraux et le commandement des frontières de Dauphiné. Il mourut le 19 décembre 1696, âgé d'environ quatre-vingts ans. Ce Genlis ne servait pas en Espagne, et c est son neveu, avec lequel précisément notre auteur recommandera plus loin (p. 219-220) de ne pas le confondre, qui fut nommé directeur d'infanterie en Catalogne. Voyez Dangeau, tome V, p. 113.
2. Il y a deux fois Catalogne; le premier, changé, par surcharge, en Italie, a été biffé.
3. Isaac Laîné de Nanclas, brigadier en 1690, gouverneur de Palamos en 1694, maréchal de camp en 1696, gouverneur de Mont-Louis en 1701, lieutenant général en octobre 1704, mort le mois suivant.
4. Jacques, marquis du Cambout et comte de Careil, gouverneur de Rhuis et Succinio, colonel des dragons de Bretagne depuis 1688, brigadier depuis 1693. Il fut tué au combat de Carpi, le 9 juillet 1701.
5. Louis Lenet, marquis de Larrey, brigadier en 1684, maréchal de camp en 1688, lieutenant général en 1693, mort le 9 mars 1698, à cinquante-cinq ans. Il était fils de Pierre Lenet, qui a laissé de curieux mémoires sur la Fronde.
6. Louis du Faur de Satillien, marquis de Saint-Silvestre, pourvu d'une compagnie de cavalerie en 1667, avait fait les fonctions d'inspecteur général de la cavalerie et des dragons en 1679, était devenu brigadier en 1681, maréchal de camp en 1690, gouverneur de Briançon et lieutenant général en 1693. Il mourut en janvier 1716, âgé de quatre-vingt-six ans.
7. Claude-Léon Cornuel de Villepion, mestre de camp en 1678, brigadier en 1690, maréchal de camp en 1696; mort en 1728, à quatrevingt-dix ans. Il était fils de Mme Cornuel, dont il a été parlé page 129.
8. Philippe-François de Chartoigne, entré au service en 1663, capitaine de grenadiers en 1675, lion tenant-colonel en 1690, brigadier en 1693, maréchal de camp en 1702, lieutenant général en octobre 1704; tué au siège de Verrue, le 26 décembre suivant.
9. François Bouton, comte de Chamilly, neveu de celui qui devint
Avant de quitter la guerre de cette année, il la faut Horrible finir par un étrange incident. M. de Noailles et M. de trahison qu> Barbezieux étoient fort mal ensemble : tous deux bien Barcelone à avec le Roi, tous deux hauts, tous deux gâtés. M. de i'EsP»gne pour Noailles avoit soutenu et obtenu quantité de choses dans jw.deNoailles son gouvernement de Roussillon, qui l'y1 rendoient fort maître et fort indépendant du secrétaire d'État de la guerre. Mme de Maintenon, ennemie de M. de Louvois, l'y avoit aidé, et le fils, encore moins autorisé que le père, n'avoit pu y rien changer; il n'aimoit point M. de Luxembourg, très-lié à M. de Noailles; et de tout cela naissoit un groupe2 de chaque côté, qui se regardoit fort de travers. Les succès de M. de Noailles, cette année, en Catalogne, avoient outré Barbezieux. Il en craignoit de nouveaux, comme des avant-coureurs de sa perte, par le crédit augmenté de ses ennemis. Tout ce qui avoit été exécuté en Catalogne aplanissoit les voies du siège de Barcelone, et cette conquête mettoit le sceau à celle de toute cette principauté, et mettoit le Roi en état d'attaquer avec succès, à la fin de l'hiver, le cœur de l'Espagne. Il avoit toujours <eu ce but, et M. de Noailles , qui savoit par le Roi même l'affection qu'il avoit à ce projet, et qui en vit enfin les moyens si avancés, n'en souhaitoit pas moins l'exécution, et avec d'autant plus- d'ardeur qu'elle assuroit solidement la vice-royauté qu'il avoit obtenue, augmenteroit son éclat et sa faveur, et le rendoit nécessairement le général de l'armée qui attaqueroit l'année suivante l'Espagne par les endroits les plus sensibles et les plus aisés à pénétrer et à la forcer à demander la paix, dont il auroit toute la gloire. Il pressa donc le Roi de donner ses ordres à temps .
maréchal de France en 1703, était né en 1663; il commandait le régiment de Bourgogne et avait été fait brigadier en 1693. Il devint maréchal de camp en 1697, remplit les fonctions d'ambassadeur extraordinaire en Danemark de 1698 à 1702, fut fait lieutenant général en 1704, et mourut le 23 janvier 1722.