Les ducs d'Épernon
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13 février 1691. — Cette duchesse d'Épernon * étoit sœur du père des ducs de Coislin et de la comtesse d'Harcourt, mère de Monsieur le grand écuyer, du chevalier de Lorraine, de M. de Marsan, et sœur aussi de M. de Pont-Château, si célèbre par sa vie sainte et inconnue tant qu'il a pu, habitant à Port-Royal-des-Champs, et mort en 1690, à cinquantesix ans, après vingt-neuf ans de la plus austère pénitence. Leur mère à
1. Marie du Cambout de Coislin, seconde femme de Bernard de Nogaret de la Valette, duc d'Épernon, mariée le 28 novembre 1C34, morte le 12 février 1091.
tous étoit Louise du Plessis, sœur du père du cardinal de Richelieu, qui prit soin de la fortune de ses cousins germains du Cambout, enfants de cette tante. M. d'Épernon, le grand et le premier, mort à Loches à quatre-vingt-huit ans, 13 janvier 1642, en disgrâce et en retraite, plus grand encore que dans sa plus haute splendeur, avoit eu trois fils de l'héritière de Foix-Candalle, dont la mère étoit fille et sœur des deux derniers connétables de Montmorency. Ses trois fils furent : M. de la Valette, qui fut duc-pair par son mariage avec la duchesse d'Halluin, et qui le demeura après leur démariage, en sorte qu'elle ayant épousé ensuite M. de Schonberg, le premier des deux qui arrivoit au Parlement excluoit l'autre, au-devant duquel venoit le premier huissier lui dire que M. le duc d'Halluin étoit en place. Il ne se remaria point et n'eut point d'enfants, et mourut à Casai, 11 février 1639, à quarante-huit ans, commandant les armées avec le cardinal son frère, si connu par la bizarrerie de ses emplois. Le second fut celui qui a porté le nom de duc d'Épernon après son père, et qui épousa, en 1622, la bâtarde d'Henri IV, sœur de père et de mère du duc de Verneuil, et qu'il perdit quatre ou cinq ans après, en couches, à Metz. Il n'en resta qu'un fils, ce M. de Candalle, si à la mode et si galant, mort à Lyon, sans avoir été marié, 28 janvier 1658, étant déjà, à trente ans, général d'armée, de son chef gouverneur d'Auvergne, et survivancier de son père de colonel général de l'infanterie ; et une fille carmélite du faubourg Saint-Jacques, à Paris, qui refusa le roi de Pologne, et qui fut une sainte, qui se fit tard religieuse, sans avoir jamais voulu se marier, et qui mourut, le 22 août 1701, à soixante-dix-sept ans, et cinquante-trois de religion. Mme d'Épernon, sa belle-mère, qui a donné lieu à cette Addition, avoit été la seconde femme de son père, dont elle n'avoit point eu d'enfants. Elle l'avoit épousé en 1634, et en étoit devenue veuve, à Paris, 25 juillet 1661, à soixante et onze ans.