‹ Memoires de Samson, de la Comedie-francaiseChapitre 4 sur 48 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

ment et le résumant en magnifiques vers qui vivront et prendront place dans l'avenir auprès de ceux do Boileau, avec uw> plus large manière dans bien des morceaux : l'épisode de Garrick, par exemple, ei celui de la femme de Molière. On n'a pas rendu assez de justice à l'écrivain; le temps lui donnera toute sa valeur. Jamais de cheville dans ses ver-: sa rime est toujours riche, et son vers châtié. Il avait écrit pour Rachel une tragédie, Aspasie] elle ne fut reçue qu'à correction par le comité du Théâtre-Français. Sentant que ce n'était là qu'un refus voilé, mon père n'essaya même pas de la revoir ; et cependant il y avait dans cette pièce di s morceaux frappés de main de maître, le plaidoyer d'Aspasie entre autres. Il est regrettable qu'elle n'ait pas été représentée, surtout avec une interprète telle que Rachel: mais, on le sait, nul nVst prophète en son pays.

Dans l'œuvre de Samson, la pièce qui survivra, à coup sur. sera la Belle-Mère ri Je Gendre, quoiqu'elle ait déjà bien vieilli de forme ; il y a là deux types excellents et tout à fait vrais ; celui surtout de son placide égoïste est appelé à vivre et je ne serais pas étonnée qu'on dit plus tard : c'est un Duchemin, comme on dit : c'est un Harpagon. La Famille Poisson sera aussi comptée parmi les meilleurs ouvrages de mon père; elle est écrite toute de verve. Il l'a faite 'sans scénario, je crois, et elle est née

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