‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 10 sur 29 · LABIAL · texte numérisé non relu

LABIAL

propose me paraît plus facile , moins long ; il ne produit pas ces profondes cicatrices qui défigurent la lèvre supérieure par suite de la suppuration provoquée par les aiguilles. Dans la suture entortillée les extrémités de ces aiguilles gênent l'application des autres pièces d’appareil , surtout des bandelettes agglutinatives , si essentielles au rapprochement de la partie superficielle du derme.

L’instrument que je propose me paraît être la perfection de celui dont je me suis d’abord servi , que je confectionnai moi-même , qui est très-simple et que l’on peut encore employer à défaut du dernier. Il était fait avec deux plaques alongées , en fer-blanc , Armées de petits clous d’acier dans leurs parties labiales , et se réunissant en bas pour se recourber sur la lèvre supérieure comme pour l’embrasser et maintenir ainsi rapprochés les deux segments de cette lèvre. La réunion se faisait par un prolongement de la lame inférieure que je recourbai sur sa voisine pour les unir parallèlement.

L’instrument que je propose (1) pour faire cette réunion et la maintenir, consiste en deux plaques à charnière et à peu près semblables. Chacune

(l)Cet instrument n’a point de rapport avec celui dont parle Sabatier , qu’il croit n’avoir pas été employé ; c’est la double pince de Valentin, qui est destinée à pincer les deux bords de l’échancrure pour les rapprocher , ce qui ne peut pas être fait sans déterminer la gangrène du derme , si on serre assez pour retenir ces bords ; car si les pinces ne compriment pas suffisamment, les bords des lèvres glisseront, et l’opération sera manquée.

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