‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 11 sur 29 · BEC DE LIÈVRE · texte numérisé non relu

BEC DE LIÈVRE

d’elles est composée de deux parties, uue sous-labiale et l’autre sur-labiale. La première, un peu convexe en avant, plus ou moins longue suivant l’âge de l’opéré et la grandeur de la lèvre , offre trois ou quatre pointes rondes assez épaisses, bien aiguës ; cette surface est tapissée par une lame de caoutchouc qui traverse ces pointes. Elle s articule par sa partie inférieure avec la lame sur-labiale , au moyen d une charnière, de manière à laisser assez d’espace entre ces deux lames quand elles sont recourbées, pour embrasser la lèvre opérée. Ces deux lames offrent un moyen d’union très simple et très facile : la plaque sur-labiale gauche, présente en arrière une sorte de pêne qui passe dans une espèce de gâche plate placée à la face postérieure de la plaque sur-labiale droite, sorte de coulisse munie d’un pas de vis pour fixer les deux parties de l’instrument et les tenir immobiles.

Pour procéder à cette opération, on place la plaque gauche derrière la portion labiale gauche du bec de lièvre, en laissant déborder cette portion de lèvre de quelques lignes , on fait entrer les pointes de l’instrument d’arrière en avant , en pressant la lèvre et Finstrument entre le pouce et l’index; ces pointes ayant pénétré assez profondément, on remet cette partie de l’instrument à un aide intelligent qui l’assujettit dans cette position jusqu’à ce que l’opérateur ait placé la plaque droite de la même manière. Alors ce dernier, muni de ciseaux minces, à lames courtes et droites , fait rapidement la résection des deux bords du bec de lièvre, et de suite il rapproche les bords internes des deux

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