BIC DE LIÈVRE LABIAL
d’autres cicatrices que la ligne de réunion qui est à peine sensible, et, cette difformité si désagréable qui, en gênant d’importantes fonctions, aurait été un sujet de pitié et de dégoût, fait place à une conformation nouvelle, véritable conquête de l’art sur Lune des nombreuses erreurs de la nature.
Ce même procédé , avec un instrument construit sur des proportions plus étendues, peut s’appliquer à l’opération du bec de lièvre nécessitée par l’ablation d*une tumeur cancéreuse ou de toute autre maladie soit à la lèvre supérieure, soit à l’inférieure. Alors l’opérateur placera chaque plaque comme dans le procédé déjà décrit, mais il les fixera dans des limites convenables de la partie à exciser, en confiant l’une des plaques à un aide ; ces plaques, en fixant les deux côtés de la lèvre au moyen des pointes , donneront plus de facilité au chirurgien pour faire l’excision, soit au moyen des ciseaux , soit au moyen du bistouri. Ce procédé aura dans cette opération les mêmes avantages que dans celle que l’on pratique pour le bec de lièvre congénial : célérité, solidité et traces légères de cicatrisation (1).
(1) Les plaies récentes, qui forment, pour ainsi dire, un bec de lièvre artificiel , comme un coup de sabre qui aura coupé toute l’épaisseur des lèvres , pourront souvent être réunies par ce procédé.