‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 14 sur 29 · SONDES DE DILATATION ET D’INTRODUCTION · texte numérisé non relu

SONDES DE DILATATION ET D’INTRODUCTION

L’anatomie pathologique a rendu un grand service à l’art de guérir en fixant notre attention sur le point de départ de, la plupart des maladies, sur les tissus et les organes qu’elles affectent et les phénomènes qui doivent naturellement en dériver. L’étude des médications sur ees tissus et des appareils qu’ils constituent en est une conséquence importante, ainsi que celle de la thérapeutique de chaque maladie , étude qui, comme je l’ai déjà dit,

manque au complément de l’instruction médicale. Cette lacune est remarquable dans l’histoire des maladies des voies urinaires dont les médications sont si importantes , et la thérapeutique si variée. En effet, cette dernière emprunte ses ressources aux moyens mécaniques, à la médecine opératoire, aux règnes minéral, végétal et animal; mais le plus souvent ces moyens de traitement , comme leur application, sont presqu’entièrement négligés ou réduits à quelques ressources banales et routinières; ainsi, par exemple, on a spécialement insisté sur la cautérisation pour rétablir le calibre de l’urètre , et on a délaissé les agents thérapeutiques qui , guidés par une médecine rationnelle, pouvaient éviter de recourir à cette opération si douloureuse, et qui devient même si dangereuse entre des mains peu exercées, et par conséquent inhabiles.

L’histoire des maladies qui produisent la rétention d’urine , ainsi que celle des différentes altérations de l’urètre considérées séparément, offrent des phases diverses. Hippocrate , Galien et Celse en parlent à peine , principalement du traitement. Cependant les Romains en connaissaient bien toute la gravité, comme le prouvent quelques-uns de leurs écrits, ainsi que les cruautés de Tibère. Les Arabes signalent un assez grand nombre de remèdes; mais ce n’est réellement qu’à l’époque de la découverte du Nouveau-Monde, que les maladies des voies urinaires furent mieux étudiées; la nouvelle contagion qui attaquait l’espèce humaine multiplia les affections de l’urètre, et, par conséquent, les

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