DE M. L'ABBÉ DE CALUSO
MADAME LA C" e D'ALBANY
CONTENANT DES DÉTAILS SUR LA MORT DE l'AUTEDR.
■ Madame la Comtesse,
« Vous avez bien voulu me confier le manuscrit où notre incomparable ami a raconté sa propre vie ; je vais vous dire ce que j'en pense, et vous prouver par-là combien je suis reconnaissant de cette faveur. Je me sers de la plume ; c'est le moyen le plus facile de dire beaucoup en peu de mots. Je connaissais l'âme et l'esprit de cethomme unique, et j'étais certain qu'il vaincrait, d'une manière qui ne serait qu'à lui , la grande difficulté de parler longtemps de soi-même sans tomber dans le ridieule, l'ennui ou le mensonge. Il a surpassé mon attente par son aimable franchise et sa sublime simplicité. Son style est plein d'une naturelle et heureuse négligence , et le portrait qu'il nous fait de lui-même est d'une ressemblance merveilleuse , il est parlant et tracé de main de maître. Il s'y montre sublime, tel qu'il était ; extraordinaire et extrême, autant par des dispositions naturelles que par les efforts qu'il fait pour arriver à