VI PREFACE
qui, dans ses intéressantes études sur la « Petite Histoire », consacre ces lignes à Vidocq :
« Il est difficile de savoir s'il était grand ou petit, obèse ou décharné, beau ou laid, car il se montrait suivant son caprice, gras, long, chauve, mince, court ou chevelu. »
Si l'auteur avait attentivement lu ces Mémoires, il n'aurait pas été fort embarrassé d'y trouver ce portrait que Vidocq y donne de sa personne sur un signalement qui, point pour point, répondait au sien.
Il est possible de l'identifier, de le mettre au point sur cet état signalétique : sa taille était élevée, puisque mesurée par cinq pieds cinq pouces, soit près de un mètre quatre-vingts centimètres.
Son front, ordinaire, dominait deux yeux grij. et un nez fort. De cheveux et de barbe, il étaif blond; c'est un type commun dans l'Artois, s;i province d'origine. Bouche moyenne, menton rond, visage plein, teint coloré, tels sont les caractères complémentaires de cette race artésienne, qui confine à la flamande. La corpulence était assez forte. Et comme marque distinctive, une légère cicatrice sur la lèvre droite.
Bref, Vidocq, physiquement, semble synthétiser ces blonds musclés et nerveux, qui ont, comme on dit vulgairement, « du sang sous la peau » et qui, sous une apparence de langueur mollt;, cachent de formidables réserves d'énergie et d'entrain.
D'ailleurs, Vidocq suffît à nous éclairer d'un