‹ Mémoires de Vidocq (volume 3)Chapitre 7 sur 50 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

Au contraire, pour s'y adonner, toute l'énergie de sa volonté se tend.

Rien donc d'étonnant, que, comme tant d'autres, la femme l'ait perdu. Il courra les pires risques, même celui d'être réintégré à la prison dont il vient de s'évader, pour ne pas manquer une « bonne fortune ».

Ce sont ces bonnes fortunes-là qui furent les principales causes de la mauvaise fortune dont il eut si souventes fois à souffrir.

Même aux heures où il a d'heureux retours sur lui-même, le démon de la luxure le pousse aux pires vilenies, comme aux plus compromettantes imprudences. Est-il rien de plus évocateur, de plus significativement caractéristique que cette aventure de Vidocq, échappé du bagne, tranquillement caché sous la robe de frère ignorantin comme acolyte du P. Lambert, et per dant honteusement sa place, pour être « allé donner leçon, dans un grenier à foin, à une écolière de seize ans? »

S'il succombe si facilement aux tentations, peut-être peut-on lui accorder l'excuse de son tempérament même, et faut-il ne chercher l'explication des folies amoureuses qui lui ont si fréquemment joué de mauvais tours, que dans ces lignes échappées à sa plume, sous forme d'une confession intime : « Il me tardait, écrit-il quelque part, de dépenser une activité si longtemps comprimée. »

Il demeure, toujours, l'homme de l'impression

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