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une sotte cupidité, s'empressaient d’acheter des billets, et plus chèrement ou avait acquis des fonctions publiques, plus on mettait d’avidité et d’impudence à les convertir en une source de lucre.
XXVII. Le cardinal partit de Bruxelles, à la fin de mars, en l’an 1565 h la même époque le Roi écrivit aux grands, qui n’avaient pas encore daigné assister aux réunions du conseil. Philippe II témoignait le désir de les voir retourner à ces séances, et, pour ce qui concernait Granvelle, il déclarait ajourner sa décision, puisqu’ils n’avaient accusé ce ministre d’aucun crime bien précisé. La gouvernante adressa aux nobles la même demande que le Roi ; elle ne réussit pas d’abord, malgré ses instances et les démarches de Viglius, à vnincre l’obstination des grands , et notamment du prince d’Orange et du comte de Homes. Enfin, comme elle ne cessait de les presser à ce sujet, elle les détermina, mais non sans peine, à promettre de reparaître au conseil ; ils y ajoutèrent toutefois cette condition qu’ils s’éloigneraient de nouveau, en cas de retour du cardinal. Dès qu’ils eurent reparu à la cour, ils déployèrent le plus grand zèle dans l’exercice de leurs fonctions, en affectant uneextrême affabilitépourtous ceux avecqui ils s’occupaient des affaires du gouvernement et en s’attachant étroitement, par des repas* et des conférences fréquentes, les députés des provinces et des villes*.
gnage de l'amitié qui l'unissait à d'Egmont, festoya les représentants de la Flandre et de l’Artois, et son ami, en retour, donna un repas aux députés de la Hollande, de la Zélande et d'Utrecht. On déploya dans ces fêtes une grande magnificence; les tables, qui étaient do 70 i» 80 couverts, étaient servies avec luxe.
5 Hopperus, § xx. La lettre de Philippe II dans la Correspon-